Baisse de l’offre de l’OPEP et perturbations dans le Golfe
L’Irak a enregistré la plus forte baisse, en recul de 2,8 mb/j à 1,6 mb/j. La production de l’Arabie saoudite a diminué de 2,1 mb/j à 8,4 mb/j, tandis que celle des Émirats arabes unis a baissé de 1,4 mb/j à 2,2 mb/j, en partie grâce à des oléoducs (pipelines) qui contournent le détroit. Si le détroit d’Ormuz reste ouvert, une partie de la production perdue pourrait revenir dans les prochaines semaines, avec une reprise progressive attendue. Les prochains mouvements de prix dépendront de la capacité des discussions à déboucher sur un accord durable, avec une volatilité (fortes variations de prix) probable pendant les négociations plus tard cette semaine. Aux États-Unis, l’API (American Petroleum Institute, organisme privé qui publie une estimation des stocks) a signalé une hausse de 3,7 mb des stocks de brut, contre 0,78 mb attendus. Les stocks d’essence et de distillats (principalement le diesel et le fioul domestique) ont reculé de 4,0 mb et 0,6 mb. Le rapport de l’EIA (Energy Information Administration, statistique officielle américaine de l’énergie) est attendu plus tard dans la journée. Avec l’annonce du cessez-le-feu États-Unis–Iran, le ton immédiat sur le pétrole est devenu baissier (anticipation d’une baisse des prix). La hausse de 3,7 millions de barils des stocks américains de brut renforce cette pression. Le point clé est de savoir si ce cessez-le-feu de deux semaines mènera à un accord durable, ce qui crée un risque important de mouvements de prix dans les deux sens.Volatilité des options et implications de trading
Compte tenu de l’incertitude autour des négociations à venir, la volatilité implicite (niveau de variations anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) devrait rester élevée. Cela peut offrir des opportunités aux traders qui s’attendent à de forts mouvements si les discussions réussissent ou échouent. Un échec pourrait provoquer un rebond rapide des prix vers 100 dollars le baril. La possible réouverture du détroit d’Ormuz est le facteur le plus important, car environ 20% de la consommation quotidienne mondiale de pétrole y transite. Une production de l’OPEP de 22,1 millions de barils par jour en mars représente une chute marquée par rapport aux 30–32 millions de barils par jour considérés comme un niveau « normal » avant 2025. Cela illustre l’ampleur des volumes susceptibles de revenir sur le marché si la situation se normalise. La baisse des prix se concentre sur le début de la courbe (les échéances les plus proches). Cela pourrait réduire la « backwardation » (situation où le prix pour livraison immédiate est plus élevé que les prix pour livraison future) et rendre intéressants les spreads de calendrier (écart de prix entre deux échéances d’un même contrat). En parallèle, la baisse des stocks d’essence et de distillats suggère que les marges de raffinage (écart entre le prix des produits raffinés et celui du brut) pourraient se renforcer. Une stratégie possible consiste à acheter des « crack spreads » (écart entre le prix du brut et celui de produits comme l’essence ou le diesel) pour profiter d’une meilleure tenue des produits raffinés par rapport au brut. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.
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