Marché du travail toujours tendu
Avec 213 000 nouvelles demandes la semaine dernière, les données indiquent que le marché du travail reste plus « tendu » (c’est-à-dire qu’il manque de main-d’œuvre et que les licenciements restent faibles) que prévu. Ce signe de solidité économique suggère que la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis, souvent appelée « la Fed ») a peu de raisons d’envisager une baisse des taux d’intérêt (le coût de l’emprunt) à court terme. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme des contrats à terme et des options), cela renforce l’idée de taux « élevés plus longtemps ». Ce rapport arrive après les données récentes de l’Indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) de février, qui ont montré une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentaire) stable à 2,8 %, toujours au-dessus de l’objectif de la Fed. Le rapport sur les emplois hors agriculture (publication mensuelle des créations d’emplois, appelée « Non-Farm Payrolls ») sera désormais un indicateur clé pouvant confirmer cette résistance de l’économie. Une situation semblable a eu lieu à l’automne 2025, lorsque des chiffres de l’emploi constamment solides ont obligé les marchés à revoir leurs attentes de baisse des taux. Dans ce contexte, nous anticipons une pression à la baisse sur les taux à court terme (la partie « courte » de la courbe des taux, qui montre les taux selon les durées). Les traders peuvent envisager des stratégies visant à profiter de taux courts qui restent élevés, par exemple vendre des contrats à terme SOFR (contrats liés au taux SOFR, un taux de référence du marché américain basé sur les opérations de financement à court terme) pour le troisième trimestre 2026. Côté options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre), une idée consiste à acheter des options de vente (« puts », options qui gagnent de la valeur si le prix baisse) sur des contrats à terme d’obligations du Trésor, afin de se couvrir ou de spéculer sur une hausse des rendements (le rendement d’une obligation augmente quand son prix baisse). Pour les actions, la situation est ambivalente : une économie solide soutient les bénéfices, mais des taux élevés pèsent sur les valorisations (le prix payé pour un niveau de bénéfices). Cela peut accroître les mouvements erratiques du marché dans les prochaines semaines. Nous pensons que l’achat d’options d’achat (« calls », options qui gagnent de la valeur si le prix monte) sur l’indice VIX (indice de volatilité implicite, souvent vu comme un « baromètre de la peur ») — actuellement autour de 15 — peut être une manière peu coûteuse de se positionner pour une hausse de la volatilité.La force du dollar devrait persister
La solidité persistante de l’économie américaine par rapport aux autres devrait aussi continuer de soutenir le dollar. Cela rend intéressantes les options d’achat sur l’indice du dollar américain (DXY, indicateur de la valeur du dollar face à un panier de grandes monnaies). L’attente d’écarts de taux d’intérêt (différences de taux entre pays) favorise le dollar, surtout face aux monnaies dont les banques centrales sont plus susceptibles de commencer à baisser leurs taux.
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