Signaux de tendance du marché du travail
La moyenne sur quatre semaines des créations d’emplois dans le secteur privé atteint 39 000, ce qui indique un léger renforcement du marché du travail (marché du travail = situation de l’emploi, des embauches et des salaires). C’est mieux que les 26 000 observés auparavant, mais cela ne traduit pas une accélération forte. Cette progression modérée suggère que l’économie continue d’avancer, mais lentement, à l’image d’une croissance du PIB (PIB = valeur totale de la production de biens et services) de 1,3 % au premier trimestre 2025. Ces chiffres sur l’emploi, combinés à une inflation encore au-dessus de l’objectif de la Fed à 2,7 % (Fed = banque centrale américaine; objectif d’inflation = niveau visé autour duquel la hausse des prix doit se stabiliser), réduisent la probabilité d’une baisse des taux à court terme (baisse des taux = diminution des taux d’intérêt directeurs). Il faut donc éviter de miser sur un assouplissement rapide de la Réserve fédérale (assouplissement = politique de taux plus bas pour soutenir l’activité) dans les prochains mois. Un tel contexte peut avantager des stratégies qui profitent de taux stables à légèrement plus élevés, comme l’achat d’options de vente (« puts » = contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme (« futures » = contrats d’achat/vente à une date future) d’obligations du Trésor américain. Pour les marchés actions, un marché du travail stable soutient en général les bénéfices des entreprises. Cela plaide pour l’achat d’options d’achat (« calls » = contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur de grands indices comme le S&P 500, notamment lors de replis liés aux craintes de taux. Les hausses devraient rester progressives: mieux vaut donc viser des prix d’exercice réalistes (prix d’exercice = prix fixé dans l’option) pour les échéances de mai et juin (échéance = date de fin du contrat). L’absence de forte dégradation du rapport sur l’emploi réduit le risque d’un ralentissement brutal, ce qui limite la volatilité (volatilité = ampleur des variations de prix). Avec un VIX récemment autour de 15-17 (VIX = indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur »), on peut envisager des stratégies cherchant à profiter de la stabilité, comme la vente de puts très éloignés du prix (« out-of-the-money » = prix d’exercice défavorable par rapport au cours actuel) sur des entreprises solides. Cette approche vise à encaisser une prime (prime = prix payé/reçu pour l’option) en pariant sur l’absence de choc majeur. Il faut aussi raisonner par secteurs. Un consommateur qui tient soutient les valeurs de consommation discrétionnaire (consommation discrétionnaire = dépenses non essentielles). Des options d’achat sur des ETF orientés consommation (ETF = fonds coté en Bourse répliquant un indice) peuvent être pertinentes. À l’inverse, les secteurs sensibles aux taux, comme les services aux collectivités et l’immobilier, peuvent sous-performer si le marché écarte l’hypothèse de baisses de taux de la Fed.Positionnement avant les NFP
Ce rapport ADP est un élément utile, mais le rapport officiel sur l’emploi non agricole (« Non-Farm Payrolls », NFP = statistiques mensuelles américaines des créations d’emplois hors agriculture) sera le vrai test. Les positions prises avant publication doivent rester de taille limitée, car les NFP peuvent confirmer cette tendance ou la contredire. Il faut garder de la flexibilité avant cette annonce.
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