Risque au Moyen-Orient et impact du pétrole
Les opérateurs suivent de près l’évolution au Moyen-Orient, notamment une éventuelle détente et une possible réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime crucial pour le transport mondial de pétrole). La hausse des prix du pétrole alimente les inquiétudes sur l’inflation (hausse générale des prix) et influence les anticipations de politique monétaire (orientation des taux d’intérêt décidée par les banques centrales). Aux États-Unis, l’indice CPI (inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation) de mars a progressé de 0,9% sur un mois, contre 0,3% en février, et a accéléré à 3,3% sur un an, contre 2,4%. Cela soutient l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) maintiendra ses taux inchangés dans les prochains mois. En Australie, l’inflation reste au-dessus de la cible de la RBA (Reserve Bank of Australia, banque centrale australienne) de 2% à 3%, et la RBA a relevé ses taux deux fois cette année. Les chiffres de l’emploi attendus jeudi et la balance commerciale chinoise (différence entre exportations et importations) attendue mardi sont aussi au centre de l’attention.Divergence Fed–RBA et stratégie
L’an dernier, des données d’inflation élevées ont renforcé l’anticipation d’une Fed laissant ses taux stables. Désormais, avec une inflation de mars 2026 remontée de façon inattendue à 3,5%, les marchés écartent des baisses de taux à court terme. Ce regain de vigueur du dollar laisse penser qu’une stratégie consistant à vendre l’AUD/USD lors des rebonds peut se défendre. La posture plus stricte de la RBA en 2025, avec plusieurs hausses de taux, a contribué à faire reculer l’inflation depuis ses sommets. Comme les derniers chiffres d’inflation trimestriels ralentissent, la RBA a moins de raisons de remonter davantage ses taux, ce qui crée un écart de politique monétaire avec la Fed. Ce contexte plaide pour se protéger contre une baisse, par exemple via l’achat d’options de vente (put, contrat qui gagne de la valeur si le taux de change baisse) sur l’AUD/USD. Les inquiétudes autour de l’économie chinoise se sont renforcées. Les données commerciales de mars 2026 ont montré un recul surprise des exportations et des importations, signe d’une demande plus faible en Chine et à l’international. Cela a fait passer des prix de matières premières clés, comme le minerai de fer, sous 100 dollars la tonne, ce qui pèse directement sur le dollar australien. Au vu de la divergence entre banques centrales et des vents contraires venus de Chine, l’AUD/USD semble davantage orienté à la baisse. Avec une volatilité implicite (niveau de fluctuations attendu par le marché, dérivé des prix des options) encore modérée, acheter des options put pour viser un mouvement vers 0,6400 paraît pertinent. Cette approche limite le risque au montant payé pour l’option, tout en permettant de profiter d’une nouvelle baisse dans les prochaines semaines.
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