Réaction du marché aux développements sur Ormuz
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’un passage sûr dans le détroit d’Ormuz serait garanti pendant deux semaines, ce qui a fait baisser les prix du pétrole brut. La baisse du pétrole a réduit les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et a diminué les attentes de relèvement des taux par la Réserve fédérale (banque centrale des États‑Unis), accentuant la pression sur le dollar et soutenant l’argent. Le rapport souligne l’absence d’achats de continuation, ce qui pourrait limiter la hausse à court terme. L’argent ne verse pas de revenu (il ne paie pas d’intérêt) et a tendance à profiter lorsque les anticipations de taux baissent. Plus largement, le prix de l’argent peut être influencé par les tensions géopolitiques, les craintes de récession (ralentissement économique), les mouvements du dollar, la demande des ETF (fonds cotés en Bourse, produits qui répliquent un actif), l’offre minière et le recyclage. La demande industrielle, notamment en électronique et dans le solaire, peut faire varier la consommation. L’argent évolue souvent dans le sillage de l’or ; le ratio or/argent sert à comparer la valeur relative des deux métaux (combien d’onces d’argent il faut pour acheter une once d’or).Comparer les conditions actuelles à celles de l’an dernier
Contrairement à l’accalmie diplomatique de l’an dernier, le dollar apparaît aujourd’hui plus ferme, avec l’indice DXY (indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) au‑dessus de 106 sur fond de nouvelles incertitudes géopolitiques ailleurs. La Réserve fédérale signale une politique de taux « plus élevés plus longtemps », afin de contenir l’inflation sous‑jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie), que le dernier rapport CPI (indice des prix à la consommation) situe encore autour de 3,1 %. Cette orientation restrictive (« hawkish », c’est‑à‑dire axée sur la lutte contre l’inflation via des taux élevés) soutient le dollar et pèse généralement sur l’argent. Malgré cet environnement de taux défavorable, la demande industrielle reste solide. Les installations de panneaux solaires ont progressé de 15 % sur un an, selon un rapport récent de l’Agence internationale de l’énergie, et la demande liée aux véhicules électriques a dépassé les prévisions. Cette consommation forme un socle de prix plus robuste qu’il y a un an. Le ratio or/argent est un indicateur clé et évolue près d’un plus haut de deux ans, à 88:1. Historiquement, au‑delà de 85, on observe souvent des périodes où l’argent surperforme nettement l’or. Cela suggère que l’argent pourrait être sous‑valorisé par rapport à l’or, ce qui peut créer des opportunités de stratégie relative (acheter l’un et vendre l’autre) ou d’achat direct d’argent. Dans ce contexte, des stratégies peuvent viser à profiter de la force industrielle de l’argent tout en se protégeant contre un dollar fort. L’achat d’options d’achat à longue échéance (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter plus tard à un prix fixé) peut offrir une exposition à la hausse en cas de rally lié à la demande industrielle ou à un choc géopolitique. Cela permet de limiter le risque au montant payé, tout en se positionnant pour un éventuel retour du ratio or/argent vers sa moyenne historique.
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