L’appétit pour le risque soutient l’AUD/JPY
La baisse de la demande pour les valeurs refuges (actifs recherchés en période d’incertitude) a pesé sur le yen, même si la crainte d’une intervention japonaise pourrait limiter son affaiblissement. Le principal responsable japonais des changes, Atsushi Mimura, a déclaré que les autorités pourraient prendre des mesures « décisives » si des mouvements spéculatifs (déplacements de prix jugés excessifs et rapides) persistent. Sur le plan technique, les cours restent dans la moitié supérieure des bandes de Bollinger (enveloppes autour du prix qui reflètent la volatilité, c’est‑à‑dire l’ampleur des variations), encore larges. Une cassure sous 111,00 pourrait ouvrir la voie vers 110,00 puis 109,00, proche de la bande basse, tandis que les résistances se situent à 112,61 et 113,15. La trajectoire du yen dépend de l’économie japonaise, de la politique de la Banque du Japon (BoJ), de l’écart de rendement (différence de taux d’intérêt, notamment sur les obligations à 10 ans) entre le Japon et les États‑Unis, ainsi que du sentiment de marché. La politique très accommodante de la BoJ entre 2013 et 2024 a affaibli le yen. Le changement opéré en 2024, avec une sortie progressive de cette politique, a réduit l’écart de rendement à 10 ans.Stratégies sur options pour une hausse plafonnée
Il faut toutefois rester prudent, car le mouvement repose sur un accord géopolitique fragile. Acheter des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) à courte échéance, avec un prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) autour de 112,50 et une échéance fin avril ou début mai, permet de viser la hausse tout en limitant strictement la perte maximale. La volatilité implicite (niveau de volatilité attendu par le marché et intégré dans le prix des options) sur les options à un mois est remontée à 12,8 %, reflétant cette incertitude et rendant pertinentes les stratégies à risque défini. La menace d’intervention des autorités japonaises pour soutenir le yen limite le potentiel de hausse. L’intervention du ministère des Finances fin 2022, lorsque l’USD/JPY avait franchi 150, rappelle leur volonté d’agir contre une baisse trop rapide de la monnaie. Les derniers chiffres de l’inflation nationale (CPI, indice des prix à la consommation) au Japon pour mars 2026, à 2,4 %, confortent aussi une normalisation graduelle de la politique de la BoJ, ce qui peut freiner ce cross à plus long terme. Côté australien, les données récentes de balance commerciale (différence entre exportations et importations) ont montré un excédent plus faible qu’attendu, en partie à cause du léger repli du prix du minerai de fer sur le dernier trimestre. Cela suggère que la hausse de l’AUD pourrait manquer de soutien économique pour dépasser nettement 113,50 sans nouveaux catalyseurs. Avec ces forces opposées, on peut envisager des stratégies profitant d’une volatilité élevée et d’un marché en range (évolution dans une fourchette). Vendre un spread de calls baissier (bear call spread : vendre un call et acheter un call plus haut pour plafonner le risque) avec le strike vendu au-dessus de 113,00 peut être une façon de miser sur un rallye limité par les craintes d’intervention et des indicateurs australiens moins porteurs. Cette stratégie vise à encaisser une prime (le prix reçu pour vendre l’option), tout en restant protégé contre une hausse imprévue. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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