Truce And Market Reaction
Un haut responsable iranien a déclaré que le détroit d’Ormuz pourrait rouvrir jeudi ou vendredi, avant une réunion au Pakistan, si un cadre d’accord est trouvé. Trump a aussi menacé d’imposer des droits de douane de 50 %, applicables immédiatement, aux pays fournissant des armes à l’Iran (les droits de douane sont des taxes sur les importations, qui renchérissent les produits visés). Une attaque de drone a frappé l’oléoduc est–ouest saoudien, et le Koweït a signalé des incendies sur plusieurs sites énergétiques, dont des centrales électriques, avec de « lourds dégâts matériels » sur les infrastructures, les unités de production et des réservoirs de carburant. Les prix du pétrole ont reculé, tandis que l’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) cédait 0,70 % à 98,79, et que l’or atteignait un plus haut intrajournalier au-delà de 4 800 dollars. Les marchés intégraient près de 10 points de base d’assouplissement de la Réserve fédérale (un point de base = 0,01 point de pourcentage ; un assouplissement signifie une baisse attendue des taux), d’après Prime Market Terminal, avant la publication du compte rendu de la réunion de la Fed (les « minutes » sont le compte rendu détaillé des débats). Au Royaume-Uni, les anticipations sont passées d’au moins deux hausses de taux de la Banque d’Angleterre à une seule hausse d’ici la fin de l’année. Nous devons rappeler la forte hausse de GBP/USD en 2025 lors de l’annonce de la trêve États-Unis–Iran. La paire avait bondi de plus de 1,10 % en une seule séance, portée par l’affaiblissement généralisé du dollar. Cela illustre à quelle vitesse une détente géopolitique peut détourner les marchés des « valeurs refuges » (actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude, comme le dollar, le yen ou l’or). Cette hausse était liée à un mouvement « risk-on » (prise de risque : les investisseurs achètent des actifs plus risqués), avec un recul du pétrole qui limitait les craintes d’inflation et soutenait des devises comme la livre. Les anticipations sur les banques centrales avaient bougé rapidement : les paris de hausse de taux sur la Banque d’Angleterre ont été réduits et des baisses de taux ont été davantage anticipées pour la Fed. Cela montre la sensibilité des attentes de taux aux chocs géopolitiques et à leur effet sur les prix de l’énergie.Lessons From The 2025 Rally
Il faut aussi garder à l’esprit la fragilité du cessez-le-feu de 2025, rapidement mise à l’épreuve par des attaques de drones dans la région. Cela a freiné la hausse initiale et rappelle que les rebonds de soulagement peuvent être brefs si la stabilité n’est pas solide. Le potentiel haussier avait été limité par une résistance technique autour de 1,3450 (une « résistance » est une zone de prix où la hausse bute souvent sur des ventes). En avril 2026, la dynamique paraît comparable, quoique moins marquée, avec une reprise des discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran. Le dollar s’est déjà assoupli sur le mois écoulé, en partie parce que les créations d’emplois américaines (Non-Farm Payrolls, statistique mensuelle des emplois hors secteur agricole) de mars 2026 ne sont ressorties qu’à 175 000, sous le consensus de 210 000 (le « consensus » est la moyenne des prévisions). Cela affaiblit l’idée d’une Fed plus « hawkish » (plus favorable à des hausses de taux) et soutient la livre. Par ailleurs, l’inflation au Royaume-Uni complique la position de la Banque d’Angleterre : le dernier CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de mars 2026 s’est établi à 2,8 %, au-dessus des 2,6 % attendus. Cette inflation persistante, combinée à un dollar plus faible, soutient la force actuelle de la livre. GBP/USD évolue désormais près de 1,3650, à l’approche d’une résistance importante qui n’avait plus été observée depuis l’an dernier. Dans le souvenir de l’envolée de 2025, certains opérateurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call options : droit, et non obligation, d’acheter à un prix fixé) à courte échéance sur GBP/USD pour se positionner en vue d’une avancée diplomatique. Cette stratégie limite le risque à la prime payée (la « prime » est le coût de l’option) tout en offrant un potentiel de hausse si un titre favorable déclenche une accélération au-dessus de la résistance. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur la livre est restée relativement basse, ce qui peut rendre l’approche plus intéressante. Dans le même temps, la leçon de 2025 incite à la prudence face à un retournement si les discussions échouent. Pour se couvrir, acheter des options de vente (put options : droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice sous le support récent de 1,3500 (un « support » est une zone de prix où la baisse trouve souvent des acheteurs) peut protéger contre une baisse brutale. Cette approche cherche à tenir compte d’une volatilité plus forte, fréquente autour de négociations sensibles.
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