La guerre au Moyen-Orient accroît le risque de tensions simultanées sur les marchés
Breeden a cité l’effet de levier (recours à l’endettement pour augmenter l’exposition), la complexité (produits et chaînes d’intermédiaires difficiles à comprendre), la concentration (risque dominé par quelques acteurs) et l’opacité (manque de transparence sur les positions et les risques). Elle a averti que si ces facteurs se cumulent, les marchés pourraient connaître une période agitée. Après ses propos, la livre sterling n’a pas montré de réaction nette. Le GBP/USD (taux de change entre la livre et le dollar) est resté dans une fourchette étroite autour de 1,3530 depuis l’ouverture. Une responsable de la Banque d’Angleterre a donc mis en garde: la guerre au Moyen-Orient augmente la probabilité que plusieurs sources de stress financier se déclenchent ensemble. Les risques classiques — effet de levier, complexité, valorisations trop élevées — réapparaissent dans le crédit privé (financement accordé hors marchés cotés) et sur le marché des obligations d’État. Si ces fragilités se manifestent simultanément, la correction pourrait être brutale.Stratégies de couverture quand la volatilité est faible
Alors que les valorisations boursières restent élevées, avec un ratio cours/bénéfices anticipés (prix de l’action divisé par les bénéfices attendus) du S&P 500 au-dessus de 24, il peut être pertinent d’acheter des options de vente (“puts”, contrats qui prennent de la valeur si le marché baisse) sur les grands indices. Cela permet de se protéger d’une chute soudaine sans vendre des positions de long terme. Les tensions sur le marché des gilts (obligations d’État britanniques) en 2022 ont aussi montré à quelle vitesse un marché obligataire peut se gripper. Sur le crédit privé, qui dépasse 2 200 milliards de dollars dans le monde, l’endettement des acteurs reste un point de vigilance. La situation géopolitique au Moyen-Orient, notamment autour des voies maritimes, renvoie directement au marché de l’énergie. Une perturbation pourrait faire bondir le Brent (référence du pétrole en Europe), actuellement autour du milieu des 80 dollars, vers des niveaux proches de 110 dollars observés lors de chocs d’offre. Des options d’achat (“calls”, contrats qui gagnent en valeur si le prix monte) à échéance longue sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés d’achat/vente à une date future) peuvent servir de couverture. Sur le marché des changes, un épisode d’aversion au risque (“risk-off”, repli vers les actifs jugés sûrs) renforce souvent le dollar. Malgré la stabilité actuelle du GBP/USD, des options de vente sur GBP/USD offrent une protection à risque limité en cas de baisse marquée sous 1,3500.
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