La confiance des consommateurs de la zone euro en juin a été conforme aux attentes, à -17,7, selon la dernière publication. Ce résultat indique que le moral reste en territoire négatif, l’indice demeurant inférieur à sa moyenne de long terme.
Le chiffre de juin, à -17,7, suggère que l’appréciation des ménages sur les perspectives économiques est restée atone, maintenant l’indicateur au niveau anticipé par les économistes. Ces données apportent un éclairage actualisé sur les conditions du côté de la demande dans la zone euro, alors que les décideurs suivent de près la confiance des consommateurs pour y déceler des indices sur les tendances de consommation.
Confiance des consommateurs et perspectives de politique de la BCE
La dernière donnée de confiance des consommateurs, à -17,7 en juin, ressortant exactement comme attendu, nous n’anticipons pas de secousse immédiate sur les marchés à la suite de cette publication. Cette statistique renforce toutefois le récit d’un consommateur européen durablement pessimiste. À nos yeux, cela conforte l’idée qu’un rebond économique significatif au second semestre de l’année est peu probable.
Nous pensons que cette faiblesse persistante de la confiance continuera de mettre la pression sur la Banque centrale européenne pour qu’elle adopte une orientation plus accommodante. Avec une inflation en mai stable à un niveau jugé maîtrisable de 2,3 %, la justification du maintien de taux d’intérêt restrictifs s’érode. En conséquence, nous surveillons les contrats à terme sur taux, en anticipant que la valorisation de marché pourrait évoluer vers une baisse de taux plus précoce qu’attendu, possiblement au T3 2026.
Positionnement de marché et risques sectoriels
Sur les dérivés sur indices actions, le potentiel haussier de l’Euro Stoxx 50 paraît plafonné à court terme. Vendre des options d’achat hors de la monnaie sur l’indice semble une stratégie prudente pour générer du revenu, un rally majeur alimenté par la consommation paraissant improbable. Les données historiques de 2022-2023 ont montré que lorsque la confiance restait à un niveau aussi bas sur plusieurs mois consécutifs, les principaux indices européens avaient tendance à évoluer latéralement au cours du trimestre suivant.
Nous restons particulièrement vigilants sur le secteur de la consommation discrétionnaire, qui inclut l’automobile et le luxe. La faiblesse du moral pèse directement sur les perspectives de ventes, ce qu’illustre le recul récent de 4 % sur un an des immatriculations de voitures neuves à l’échelle du bloc en mai. Nous envisageons d’acheter des options de vente sur les ETF sectoriels pertinents ou sur certaines grandes capitalisations fortement exposées à la consommation européenne.