La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %, conformément aux attentes. Cette décision laisse le taux de référence inchangé et conserve l’orientation actuelle des conditions monétaires.
Cette pause maintient les coûts d’emprunt à 2,25 % et n’indique aucun ajustement immédiat de la politique monétaire. Les marchés s’étaient positionnés pour un statu quo, et l’issue a correspondu à ce scénario.
Volatilité, obligations et marchés des changes
Le passage à 2,25 % étant entièrement intégré dans les prix, nous avons observé une chute de la volatilité implicite sur les options de taux juste après l’annonce. Nous surveillons désormais attentivement la communication prospective, car l’inflation sous-jacente de mai, à 2,1 %, suggère que la Banque pourrait marquer une pause dans son cycle de baisses. Dans ce contexte, vendre des options sur des futures obligataires à court terme devient attractif afin de capter la prime avant qu’elle ne s’érode davantage.
L’écart de taux entre le Canada et les États-Unis devient notre principal angle pour les stratégies sur devises, la Fed maintenant son propre taux à un niveau plus élevé, à 3,50 %. Cet écart continue d’exercer une pression baissière sur le dollar canadien, qui évolue actuellement autour de 1,3900 face au billet vert. Nous nous positionnons pour un mouvement vers 1,4000 dans les prochaines semaines en conservant des options d’achat (calls) sur l’USD/CAD.
Perspectives pour les actions et communication prospective
Côté actions, ce faible niveau de taux ne déclenche pas de rallye marqué, car il reflète une économie au ralenti, avec une croissance du PIB au T1 2026 limitée à 0,9 %. Nous voyons l’indice S&P/TSX 60 peiner à trouver une direction, créant un environnement idéal pour des stratégies tirant profit d’un marché évoluant en range. Nous vendons donc des options d’achat couvertes (covered calls) sur nos positions cœur en actions canadiennes afin de générer un revenu supplémentaire.
Les commentaires de la Banque laissent entendre que les prochains ajustements seront entièrement « dépendants des données ». Nous concentrons désormais notre attention sur le prochain rapport sur l’emploi et les chiffres de progression des salaires. La croissance des salaires demeure tenace autour de 3,8 %, un niveau que la Banque pourrait juger trop élevé pour justifier une nouvelle baisse immédiate. Les positions sur dérivés liées à la réunion de septembre devraient donc rester modestes jusqu’à l’obtention de davantage de visibilité sur le marché du travail.