La hausse du yen fait reculer le GBP/JPY
Le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, a indiqué que la banque centrale surveillera de près les mouvements de change. Cela a soutenu les achats de yen et accru la pression sur le GBP/JPY. L’attention du marché se porte aussi sur la guerre en Iran et le risque de perturbation des approvisionnements via le détroit d’Ormuz. Ces éléments pourraient dégrader la balance commerciale du Japon (écart entre exportations et importations) et raviver l’inflation, compliquant les décisions de politique monétaire de la BoJ (réglage des taux d’intérêt et conditions de crédit). La Banque d’Angleterre a récemment conservé un ton restrictif (favorable à des taux plus élevés) et, plus tôt ce mois-ci, a évoqué une possible hausse des taux dès avril. Sur les graphiques, des échecs répétés près de 213,30–213,35 suggèrent une figure de « double sommet » (deux pics au même niveau, souvent signe de résistance), et la paire pourrait rester dans une fourchette de fluctuation après avoir tenu une zone similaire pendant environ trois semaines. La faiblesse actuelle du cross GBP/JPY (taux de change entre deux devises hors dollar) rappelle la situation du printemps 2025. À l’époque, les responsables japonais avaient multiplié les avertissements à l’approche du seuil de 160 sur l’USD/JPY, un niveau associé à des interventions passées. Cela avait créé un plafond pour la paire, rendant plus risquées les options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) au-dessus du prix d’exercice 213 (prix convenu à l’avance).Couverture par options et trading en range
En 2025, ces menaces étaient jugées crédibles car le ministère des Finances avait déjà dépensé plus de 9 000 milliards de yens pour soutenir la monnaie fin 2022. Les investisseurs déjà positionnés à la hausse devraient donc envisager d’acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) comme couverture (protection) contre une baisse brutale. Cette approche fixe un plancher à l’exposition et protège en cas de renforcement rapide du yen. Il faut toutefois tenir compte de la force inverse liée au biais restrictif de la Banque d’Angleterre en 2025. L’inflation au Royaume-Uni avait dépassé 10 % peu auparavant, et la banque centrale signalait encore des relèvements de taux pour freiner la hausse des prix. Cette pression fondamentale (liée à l’économie et aux taux) avait soutenu la livre et limité le potentiel de baisse du cross. On se retrouvait ainsi dans un bras de fer, la figure de double sommet près de 213,35 confirmant une résistance difficile à franchir. Côté Japon, s’ajoutaient des craintes de « stagflation » (faible croissance avec inflation), alors que le déficit commercial avait dépassé 21 000 milliards de yens en 2022, alimenté par la flambée des coûts de l’énergie. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela plaide pour des stratégies visant une évolution dans une fourchette, comme la vente d’un « iron condor » (montage d’options combinant achat et vente de calls et de puts, conçu pour profiter d’un marché stable).
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