Le positionnement baissier se détend
On observe une nette baisse des paris à la baisse sur le S&P 500. Les spéculateurs ont racheté plus de 32 000 contrats vendeurs (« short » : vente effectuée en pariant sur une baisse, avec rachat ultérieur), signe que le pessimisme recule. Ce rééquilibrage intervient après la publication du CPI de février (indice des prix à la consommation aux États‑Unis). Le CPI « core » (inflation sous-jacente : hors énergie et alimentation, plus stable) a ralenti à 2,8% sur un an, mieux qu’attendu. La Réserve fédérale a aussi adopté un ton plus prudent sur les taux directeurs (les taux d’intérêt fixés par la banque centrale) lors de sa réunion la semaine dernière, en retirant la mention d’un nouveau durcissement (« tightening » : hausse des taux et réduction des conditions financières). Ces éléments ont réduit la crainte d’une récession. Le marché a déjà réagi : le S&P 500 progresse de plus de 5% depuis le début de mars, forçant de nombreux vendeurs à découvert à se racheter. Cette dynamique correspond à un « short squeeze » (pression haussière provoquée par des rachats forcés de positions vendeuses). L’indice de volatilité du CBOE, le VIX (baromètre du stress de marché implicite dans les options), est passé sous 15 pour la première fois cette année, ce qui traduit une moindre demande de protection contre une baisse. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme), cela peut favoriser la vente de volatilité (stratégie consistant à encaisser des primes lorsque la volatilité attendue baisse). La moindre demande de puts (options de vente : protection/pari baissier) peut rendre plus intéressante la vente de puts « cash-secured » (vente d’options de vente adossée à la trésorerie nécessaire pour acheter l’action en cas d’exercice) sur des actions solides, ou la mise en place de « credit spreads » sur l’indice (stratégie d’options où l’on vend une option et en achète une autre pour limiter le risque, en encaissant une prime).Les options indiquent moins de crainte
D’autres données vont dans le même sens : le ratio put/call actions est tombé à 0,72, un plus bas en cinq mois. Cela signifie que les opérateurs achètent moins de puts (options de vente) par rapport aux calls (options d’achat : pari haussier). Cette évolution suggère que le biais le plus probable du marché reste orienté à la hausse à l’approche du deuxième trimestre.
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