Perspectives de volatilité des marchés
Le chiffre d’inflation allemand de février, exactement conforme aux attentes à 0,4 %, enlève une source importante d’incertitude pour les marchés. Cela suggère que, dans les prochaines semaines, la « volatilité implicite » (la volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) des actifs européens pourrait diminuer. Selon nous, les traders devraient réduire leur exposition aux stratégies qui misent sur une hausse de la volatilité. Cette inflation stable renforce l’idée que la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe la politique monétaire de la zone euro) ne quittera pas sa trajectoire prudente actuelle. En regardant la série de baisses de taux graduelles commencée à la mi-2025, ces données ne donnent aucune raison d’accélérer. Le marché a correctement intégré cette approche d’attente. Des statistiques récentes vont dans le même sens : l’inflation sous-jacente de la zone euro (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et certains aliments) pour janvier 2026 a ralenti à 2,5 %, contre 2,9 % au dernier trimestre 2025. Cette baisse régulière vers la cible de 2 % confirme qu’il vaut mieux éviter de parier sur des changements rapides de politique. Un environnement de politique stable est le scénario le plus probable. Pour les produits dérivés sur actions (contrats comme les options et les contrats à terme, dont la valeur dépend d’actions ou d’indices), cela suggère qu’il peut être pertinent de « vendre des primes » (encaisser le prix des options en les vendant) sur des indices comme le DAX (principal indice boursier allemand). Avec l’indice de volatilité VSTOXX (mesure de la volatilité attendue des actions de la zone euro, comparable au VIX) récemment proche de creux d’après 2025 autour de 14, vendre des calls couverts (vendre une option d’achat tout en détenant déjà l’action ou un portefeuille similaire pour limiter le risque) contre des positions longues en actions, ou mettre en place des spreads de puts haussiers (stratégie consistant à vendre un put et acheter un put plus bas pour viser un gain si le marché reste stable ou monte) peut profiter du calme attendu. Cela peut générer un revenu dans un marché qui n’anticipe pas de choc majeur. Sur les marchés des taux, la prévisibilité de ces données d’inflation stabilise le début de la courbe des contrats à terme EURIBOR (contrats basés sur un taux interbancaire de référence en euros, utilisés pour anticiper les taux à court terme). Nous voyons peu d’intérêt à se positionner pour une surprise lors de la prochaine réunion de la BCE. Les traders peuvent plutôt envisager des spreads de calendrier (combinaison de positions sur des échéances différentes) pour miser sur une stabilité qui se prolonge jusqu’au deuxième trimestre 2026.Conséquences pour les devises
Ce chiffre donne aussi peu de raisons d’attendre un grand mouvement de l’euro, surtout face au dollar américain. Comme la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) indique aussi une politique stable, l’écart de taux d’intérêt (différence entre les taux attendus en zone euro et aux États-Unis) a peu de chances de changer fortement à court terme. Cela rend intéressantes des stratégies de trading en range (acheter près du bas et vendre près du haut d’une zone de fluctuation) avec des options sur la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar).
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