L’indice des prix à la consommation (IPC) espagnol a progressé de 0,1 % sur un mois en mai, conformément au consensus de marché (+0,1 %). Cette publication signale une hausse modeste des prix sur le mois.
Aucune ventilation supplémentaire ni mesure connexe n’a été publiée avec le chiffre principal, le rapport ne fournissant pas d’autres statistiques au-delà du taux mensuel d’IPC de mai.
Implications pour l’inflation de la zone euro et la politique de la BCE
Nous considérons le chiffre d’inflation espagnol de mai, ressorti exactement comme attendu à +0,1 % sur un mois, comme la confirmation d’un environnement de faible inflation, sans surprise. Cette absence d’écart par rapport aux attentes élimine un catalyseur important de volatilité à court terme. Elle suggère que la dynamique désinflationniste au sein de la zone euro demeure solidement en place.
Ce point de données conforte notre scénario de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Avec l’IPCH annuel de la zone euro évoluant juste sous la cible de 2 %, dernièrement à 1,8 %, rien ne contraint la BCE à envisager des relèvements de taux. Historiquement, la BCE agit avec prudence lorsque l’inflation est stable mais inférieure à l’objectif, ce qui rend la probabilité d’un quelconque durcissement (« hawkish ») dans les prochaines semaines extrêmement faible.
Stratégies sur dérivés, taux et perspective de change
Pour notre stratégie sur dérivés, cela plaide en faveur de la vente de volatilité. L’indice de volatilité Euro Stoxx 50 (V2X) reste actuellement contenu autour de 16, et nous anticipons une dérive à la baisse, une source clé de risque inflationniste étant désormais écartée. Nous pourrions envisager de vendre des options d’achat et de vente hors de la monnaie sur l’indice afin d’encaisser une prime, un décrochage directionnel majeur paraissant peu probable.
Sur le front des taux, la donnée espagnole renforce l’argumentaire en faveur de taux stables à orientés en légère baisse. Nous pouvons envisager de renforcer nos positions sur les futures EURIBOR, qui bénéficieraient du maintien de taux bas. Le marché intègre déjà une période de stabilité, et cette publication d’inflation valide ce cadrage.
Cette perspective accommodante (« dovish ») pour la BCE, en contraste avec une Réserve fédérale américaine potentiellement plus vigilante, devrait également peser sur le taux de change EUR/USD. La paire peine récemment à s’affranchir de 1,0900, et cette nouvelle ne lui apporte guère d’argument en ce sens. Nous utiliserons des options pour nous positionner sur un scénario d’évolution en range ou d’euro légèrement plus faible face au dollar, par exemple via l’achat de puts de maturité courte.