Perspectives d’inflation aux États-Unis
Le rapport sur l’indice des prix à la consommation (CPI, principal indicateur de l’inflation payé par les ménages) pour mars est attendu vendredi. Le CPI global (mesure qui inclut l’énergie et l’alimentation) est prévu à 3,3% sur un an, contre 2,4%, en lien avec la hausse des prix du pétrole pendant la guerre. Dans la zone euro, des responsables de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt) ont indiqué qu’une hausse de taux en avril reste possible, même si juin est jugé plus probable. Selon Reuters, les marchés intègrent désormais deux hausses de taux et une probabilité supérieure à 50% d’une troisième d’ici décembre (c’est-à-dire que les investisseurs parient sur ce scénario). L’euro est utilisé par 20 pays de l’UE dans la zone euro et, en 2022, a représenté 31% des transactions mondiales sur le marché des changes (FX, marché des devises). Le volume moyen quotidien a dépassé 2.200 milliards de dollars; l’EUR/USD pèse environ 30% des échanges, suivi par l’EUR/JPY (4%), l’EUR/GBP (3%) et l’EUR/AUD (2%). Avec le recul sur 2025, l’EUR/USD évoluait près de 1,1650, porté par une BCE dite « hawkish » (restrictive: favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) et de nouvelles tensions géopolitiques. Aujourd’hui, le 9 avril 2026, la situation a changé: la paire évolue bien plus bas, autour de 1,0820. L’écart d’orientation des politiques monétaires entre banques centrales (policy divergence: l’une reste stricte, l’autre s’assouplit) est devenu le principal moteur, au-delà du choc initial lié au conflit au Moyen-Orient.Moteurs de l’écart de politique monétaire
Le conflit de faible intensité qui perdure au Moyen-Orient continue de soutenir discrètement le dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). Surtout, l’inflation américaine reste élevée: les dernières données de CPI de mars 2026 montrent une hausse annuelle de 2,8%, ce qui empêche la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) d’indiquer des baisses de taux. Cela soutient le dollar face aux autres devises. À l’inverse, la posture restrictive de la BCE en 2025 s’est nettement atténuée avec le ralentissement de l’économie de la zone euro. Les dernières données montrent que le PMI manufacturier allemand (enquête auprès des entreprises; sous 50, elle signale un recul de l’activité) s’est contracté pendant six mois d’affilée. En outre, l’inflation HICP (indice harmonisé des prix à la consommation, mesure comparable entre pays) de mars pour la zone est retombée à 2,2%, plus proche de l’objectif que celle des États-Unis. Les marchés envisagent désormais une baisse de taux de la BCE d’ici le troisième trimestre. Pour les traders sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), ce contexte suggère une poursuite de la faiblesse de l’EUR/USD. Acheter des options de vente (puts: contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) avec des prix d’exercice (strike: niveau auquel l’option peut être exercée) autour de 1,0700 ou 1,0650 pour les prochaines semaines permet de se positionner sur une nouvelle baisse avec un risque plafonné. La volatilité implicite (niveau de volatilité attendu par le marché, intégré dans le prix des options) est modérée, ce qui suggère un coût d’option raisonnable. Le principal risque de ce scénario est un changement soudain de discours des banques centrales (rhetoric: communication officielle) ou un rapport sur l’emploi américain nettement plus faible que prévu. Il faudra donc suivre de près les prochaines statistiques de Non-Farm Payrolls (NFP: créations d’emplois hors secteur agricole, indicateur majeur de l’emploi aux États-Unis) et la prochaine déclaration de politique monétaire de la BCE, susceptibles d’infléchir la tendance baissière actuelle. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.
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