Risques géopolitiques et sentiment de marché
Israël a poursuivi ses frappes contre le Hezbollah, tandis que Benjamin Netanyahu a indiqué qu’Israël entamera bientôt des discussions directes avec le Liban. Donald Trump a déclaré que des forces américaines resteraient déployées autour de l’Iran jusqu’au respect complet de l’accord. JD Vance, Steve Witkoff et Jared Kushner doivent se rencontrer ce week-end au Pakistan au sujet d’un éventuel accord de long terme avec l’Iran. Esmaeil Baghaei, porte-parole iranien, a déclaré que des discussions pour mettre fin à la guerre dépendaient du respect, par les États-Unis, de leurs engagements sur le cessez-le-feu. Baghaei a ajouté que ces engagements incluraient un cessez-le-feu au Liban, ce que les États-Unis et Israël ont nié. Andrew Bailey a averti que la guerre avec l’Iran pourrait déclencher une crise « type 2008 », en lien avec des tensions sur le marché du crédit privé, un segment peu transparent où des fonds et investisseurs prêtent directement aux entreprises, estimé à 3 000 milliards de dollars (2 200 milliards de livres).Couverture de la volatilité et positionnement
Avec une incertitude élevée, certains investisseurs cherchent à se couvrir contre des variations brutales. La « volatilité » désigne l’ampleur des mouvements de prix. L’indice VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») s’est installé sur un niveau plancher autour de 18, contre une moyenne de 14 avant 2025. Pour se protéger, une approche consiste à acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter un actif à un prix fixé) sur le VIX, ou de passer par des contrats à terme (« futures », contrats d’achat/vente à une date future à un prix fixé) sur le VIX. Ce type de stratégie sert de couverture (« hedge », protection) pour un portefeuille d’actions exposé aux chocs géopolitiques. Le dollar américain conserve son statut de valeur refuge. L’indice DXY (mesure du dollar contre un panier de grandes devises) a gagné près de 3% depuis le début de l’année, une tendance soutenue par les tensions au Moyen-Orient. Pour rester exposé à une hausse du dollar, certains utilisent des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), via des futures ou des options d’achat, contre un panier de devises. À l’inverse, la livre sterling apparaît fragile. Avec une inflation au Royaume-Uni encore au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre, à 3,1% au dernier trimestre, et une croissance du PIB à l’arrêt (le PIB mesure la production de richesse), le GBP/USD reste sous pression. Une façon de se positionner sur une baisse est l’achat d’options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé). Le risque de choc énergétique maintient des anticipations d’inflation élevées. Cela peut retarder les baisses de taux de la Réserve fédérale. Certains se positionnent via des dérivés de taux, par exemple les futures SOFR (contrats liés au taux SOFR, taux de référence des prêts au jour le jour en dollars), pour parier sur des taux élevés jusqu’au troisième trimestre 2026. L’alerte d’Andrew Bailey sur le crédit privé prend du poids, ce marché étant estimé à 3 500 milliards de dollars. Les « spreads de crédit » (écart de rendement entre une dette risquée et une dette jugée sûre) sur la dette d’entreprises à haut rendement (« high yield », obligations d’émetteurs plus risqués) se sont écartés de 50 points de base (0,50 point de pourcentage) en deux mois, signe de tensions. Pour se couvrir, certains achètent une protection via des CDS (credit default swaps, contrats d’assurance contre le défaut) sur des indices comme le Markit CDX North American High Yield (indice de CDS sur des émetteurs américains à haut rendement). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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