Le Royaume-Uni est entré dans le choc énergétique avec des données du T1-2026 plus solides, n’entraînant qu’une révision marginale à la baisse des perspectives de croissance. La constitution de stocks devrait soutenir l’activité, tandis que la hausse des coûts de l’énergie se transmet à l’inflation et rogne le revenu disponible réel, ce qui pèse sur les dépenses de consommation.
La croissance du PIB britannique est attendue à 1 % en 2026, avant de progresser légèrement à 1,2 % en 2027. L’incertitude politique devrait peser sur l’investissement et l’activité immobilière sur la période. Ces projections ont été publiées dans le rapport *World Outlook* de Deutsche Bank, et l’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle avec relecture par la rédaction.
Inflation tenace et fragilité du consommateur
Les performances économiques plus robustes du Royaume-Uni en début d’année 2026 sont désormais mises à l’épreuve par une inflation persistante. Nous nous appuyons sur les dernières données de l’Office for National Statistics, qui montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI) reste obstinément élevé à 4,2 % en avril 2026, maintenant une pression continue sur les revenus réels. Cela conforte l’idée que la consommation des ménages devrait se tasser à l’approche des mois d’été.
Compte tenu de la contrainte sur le consommateur domestique, nous voyons un risque baissier pour l’indice FTSE 250, davantage exposé à l’économie britannique. Les dernières données des indices des directeurs d’achat (PMI) de mai signalent un léger refroidissement dans le secteur dominant des services, indicateur avancé d’un ralentissement. En conséquence, nous estimons que l’achat d’options de vente (puts) sur le FTSE 250 avec des échéances de fin d’été constitue une stratégie raisonnable pour se couvrir contre un ralentissement de la croissance.
Volatilité de marché, secteurs défensifs et politique monétaire
L’incertitude politique autour d’éventuelles élections générales plus tard cette année devrait accroître la volatilité des marchés. La livre sterling a déjà vu sa volatilité implicite augmenter face au dollar, une tendance qui, selon nous, devrait se prolonger. Nous examinons donc des stratégies acheteuses de volatilité, comme l’achat de straddles sur des valeurs individuelles de secteurs politiquement sensibles tels que les banques et les services aux collectivités (utilities).
Cet environnement rappelle des périodes passées où les secteurs défensifs ont surperformé. Historiquement, en phase de croissance atone et d’inflation élevée, les biens de consommation courante et la santé se sont révélés plus résilients que les secteurs cycliques comme la construction et le commerce de détail. Nous étudions donc des opérations en paire (pair trades), par exemple l’achat d’options d’achat (calls) sur de grands groupes pharmaceutiques tout en vendant des calls ou en achetant des puts sur les promoteurs immobiliers.
La réaction de la Banque d’Angleterre reste déterminante, le taux directeur (Bank Rate) se maintenant actuellement à 5,5 % pour lutter contre l’inflation. Les contrats à terme sur taux, en particulier les contrats SONIA, n’intègrent qu’une baisse graduelle des taux, ce qui suggère que les coûts d’emprunt resteront élevés pendant un certain temps. Cela renforce notre prudence à l’égard des secteurs dont la croissance dépend fortement du crédit.