Risque de blocage d’Ormuz
Ils avertissent qu’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole du Moyen-Orient) pourrait propulser le Brent (référence du prix du pétrole en Europe) vers 120 dollars le baril. Un tel choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie) pourrait alimenter l’inflation (hausse générale des prix). L’inflation américaine est remontée à 3,3 %. Leurs prévisions situent la croissance en 2026 à 2,5 % et l’inflation en 2026 à 3,4 %. Ils estiment qu’un marché du travail plus faible (moins d’emplois créés, hausse du chômage) renforcerait l’argument d’une baisse de taux. À l’inverse, une hausse de l’inflation liée à l’énergie pourrait conduire à une hausse des taux.Conséquences pour le trading
Ils voient une opportunité sur les contrats à terme sur taux d’intérêt (produits qui permettent de miser sur l’évolution des taux), le marché n’intégrant pas pleinement leur scénario de baisse en septembre. Le dernier rapport sur l’emploi, publié début avril, montre un ralentissement des créations d’emplois hors agriculture (non-farm payrolls, indicateur mensuel du nombre d’emplois créés) à 145 000, sous les attentes du consensus (prévisions moyennes des analystes), ce qui va dans le sens d’un marché du travail qui se dégrade. Les traders peuvent envisager des positions qui profitent d’une baisse des taux plus tard dans l’année. Le principal risque serait un blocage du détroit d’Ormuz, susceptible de faire monter le Brent vers 120 dollars le baril. Des informations maritimes récentes font état d’une hausse de l’activité navale dans la zone, ce qui rend le risque crédible. Lors des tensions de mi-2025, les prix du pétrole avaient brièvement bondi de 18 % dans une situation comparable, mais moins grave. Un choc durable sur les prix du pétrole compliquerait la trajectoire de la Fed, alors que l’inflation américaine est déjà à 3,3 %. Une flambée des prix tirée par l’énergie pourrait pousser la banque centrale à retarder les baisses, voire à envisager une hausse, malgré un marché du travail en refroidissement. Dans ce contexte, l’achat d’options d’achat à longue échéance (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur le pétrole ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) du secteur de l’énergie peut servir de couverture (hedge, protection contre un risque) face à ce scénario. Dans ce contexte, la volatilité (ampleur des variations de prix) paraît sous-évaluée. Avec un VIX (indice de volatilité attendu sur le S&P 500) autour de 15, les options (droits d’acheter ou de vendre à un prix fixé) restent relativement peu chères. Mettre en place des positions acheteuses de volatilité via des straddles (achat simultané d’un call et d’un put, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur les grands indices pourrait être payant, car le marché pourrait bouger fortement une fois la direction de la Fed plus lisible.
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