Les chiffres économiques soutiennent le dollar
ADP (un rapport privé qui estime les créations d’emplois dans les entreprises) a indiqué +63 000 emplois en février, au-dessus des 50 000 attendus, et en hausse par rapport aux 11 000 révisés. L’ISM Services PMI (un indice d’activité du secteur des services; au-dessus de 50 = expansion) est monté à 56,1 contre 53,8, alors que le marché attendait 53,5. Les demandes initiales d’allocations chômage (le nombre de nouvelles demandes d’aide au chômage) se sont établies à 213 000 pour la semaine se terminant le 28 février, sous les 215 000 estimés. Challenger, Gray & Christmas (un cabinet qui suit les annonces de licenciements) a signalé une baisse des licenciements annoncés en février. Les marchés ont réduit leurs attentes de baisse des taux de la Réserve fédérale (la banque centrale des États‑Unis qui fixe les taux directeurs). Le CME FedWatch (un outil qui déduit les probabilités de décisions de taux à partir des prix des contrats à terme) estime une première baisse en septembre, tandis que la probabilité d’un statu quo en juillet est passée au-dessus de 50% contre 33,4% une semaine plus tôt.Événements à venir pour les traders
Les tensions au Moyen‑Orient impliquant les États‑Unis, Israël et l’Iran ont soutenu une partie de la demande de valeur refuge (achats d’actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude). Les traders suivent les chiffres de vendredi sur les emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, le principal rapport mensuel sur l’emploi aux États‑Unis, hors secteur agricole) et les ventes au détail (Retail Sales, un indicateur des dépenses des consommateurs) pour de nouveaux indices sur la politique monétaire. Après avoir lancé un petit cycle de baisse de taux fin 2025, la Réserve fédérale fait maintenant une pause, ce qui entretient l’incertitude. Cette pause maintient le DXY proche de 104,5, un facteur défavorable qui continue de rendre l’argent plus coûteux pour les acheteurs hors États‑Unis. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont le prix dépend d’un actif, comme les options et les contrats à terme), ce contexte peut limiter les hausses importantes à court terme. Dans ce cadre, vendre des options d’achat hors de la monnaie (out‑of‑the‑money calls: options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel; elles valent surtout via la «prime») sur des contrats à terme sur l’argent (silver futures: contrats pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) peut être une stratégie prudente pour viser un revenu de prime (le montant encaissé lors de la vente de l’option). La combinaison d’un dollar fort et d’une Fed hésitante peut freiner les rebonds. La volatilité implicite (la volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) reste élevée depuis le rapport sur l’emploi, ce qui rend ces ventes d’options plus intéressantes. Il faut aussi regarder la valeur de l’argent par rapport à l’or. Le ratio or/argent (gold/silver ratio: nombre d’onces d’argent nécessaires pour acheter une once d’or) s’est élargi à 88:1, un niveau élevé selon l’historique, ce qui peut suggérer que l’argent est sous‑évalué. Cela peut offrir une idée de trade en paire (pair trade: acheter un actif et vendre un autre pour jouer l’écart), en achetant l’argent et en vendant l’or, pour miser sur un resserrement du ratio. La demande industrielle reste à surveiller. Le ralentissement de l’industrie mondiale a limité une partie de la demande, mais les politiques de transition énergétique continuent d’utiliser beaucoup d’argent pour les panneaux solaires. De nouvelles subventions ou projets industriels pourraient donc déclencher un mouvement rapide des prix de l’argent.
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