Risque géopolitique et réaction des marchés
Un article du Wall Street Journal publié tard jeudi indique que le Pentagone prévoirait d’envoyer 10 000 soldats supplémentaires en Iran, alors même que le président Donald Trump a évoqué des discussions de négociation avec Téhéran. Les marchés attendent aussi les chiffres préliminaires de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, mesure standardisée de l’inflation comparable entre pays) en Allemagne pour mars à 12h00 GMT. Cette publication est suivie car elle peut influencer la politique de la Banque centrale européenne (BCE) et les anticipations de taux dans la zone euro, notamment via l’énergie et le conflit au Moyen-Orient. Nous avons vu que les chocs géopolitiques peuvent rapidement dégrader le climat de marché et faire chuter l’EUR/USD. Dans ces phases, le dollar se renforce souvent car il est recherché comme valeur refuge (actif jugé plus sûr quand la peur monte). Cela peut rendre utile le fait de se couvrir contre la volatilité (variations rapides des prix). Or, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) sur les grandes paires de devises reste relativement basse, ce qui rend les options de protection (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) moins coûteuses.Prix de l’énergie et conséquences pour les banques centrales
Le lien entre tensions au Moyen-Orient et prix de l’énergie reste essentiel. Une montée des tensions dans le Golfe persique entraîne souvent une hausse du pétrole, comme lorsque le Brent (référence mondiale du pétrole) a brièvement dépassé 90 dollars le baril fin 2023 après des conflits régionaux. Cela pèse sur la zone euro, grande importatrice d’énergie, et sensible aux poussées d’inflation liées au renchérissement des carburants. Il faut donc surveiller la manière dont la BCE réagit habituellement aux données (sa « fonction de réaction », c’est-à-dire ses réflexes de décision face à l’inflation et à la croissance). Les dernières données d’Eurostat pour février 2026 montraient une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments) autour de 2,9%, au-dessus de l’objectif de la banque centrale. Un nouveau choc sur les prix de l’énergie pourrait compliquer la trajectoire de politique monétaire et accroître l’incertitude sur l’euro. Le statut du dollar comme principale valeur refuge se confirme généralement lorsque les tensions montent. Dans ce contexte, certains investisseurs utilisent des options d’achat sur le dollar (droit d’acheter le dollar à un prix fixé) ou des contrats à terme vendeurs sur l’EUR/USD (parier sur une baisse via un contrat standardisé) comme couverture contre une déstabilisation brusque des marchés.
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