Prix de l’énergie et soutien au dollar
Les contrats à terme sur les Fed Funds (contrats qui reflètent les attentes du marché sur le taux directeur de la banque centrale américaine) ont reculé de 3 à 4 « ticks » en Asie (petite variation de prix) : le marché estime que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) pourrait ne pas pouvoir baisser les taux deux fois cette année. Cela intervient après la réunion du FOMC de janvier (comité de la Réserve fédérale qui décide des taux), qui a signalé moins de tolérance face à l’inflation et indiqué que les baisses de taux dépendraient d’une baisse plus nette de l’inflation et de changements sur le marché du travail. La hausse des prix de l’énergie pourrait aussi inverser des tendances récentes dans les pays émergents (économies en développement), dont des monnaies plus fortes, des baisses de taux locales (assouplissement monétaire : baisse des taux), et des hausses des obligations et des actions. Un retournement des flux (mouvements de capitaux) tendrait à favoriser le dollar. Le DXY (indice du dollar, qui mesure le dollar face à un panier de grandes monnaies) a évolué au-dessus d’une résistance à 98,00 (niveau de prix où le marché bloque souvent). Un retour vers 100 ce mois-ci est jugé possible s’il n’y a pas de désescalade rapide au Moyen-Orient (baisse des tensions).Se positionner pour un nouveau test des sommets
La hausse du Brent, qui avait grimpé de plus de 15 % jusqu’à près de 105 $ le baril fin 2025, a fortement détérioré les balances commerciales de l’Europe et du Japon (différence entre exportations et importations). En tant qu’exportateur net d’énergie (vend plus d’énergie qu’il n’en achète), et avec l’EIA (agence américaine de l’énergie) confirmant des exportations record de GNL (gaz naturel liquéfié : gaz refroidi et transporté par bateau) cette année‑là, le dollar en a profité directement. Cet avantage pour l’économie américaine reste un thème central sur le marché des devises. Ce choc énergétique a alimenté l’inflation, restée au-dessus de l’objectif de la Fed, finissant 2025 à 3,4 % sur un an selon le BLS (agence américaine des statistiques du travail). La Réserve fédérale a donc maintenu ses taux inchangés lors de ses dernières réunions, ce qui a forcé le marché à revoir ses attentes de baisses. Le marché intègre désormais une longue pause (période sans baisse de taux), ce qui soutient le dollar. Cet environnement suggère de se positionner pour un dollar fort à court terme via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un autre actif). On peut envisager d’acheter des options d’achat (« call » : droit d’acheter à un prix fixé) sur le DXY ou sur des ETF (fonds cotés en bourse) liés au dollar pour profiter d’une hausse. Autrement, des stratégies contre l’euro ou le yen, comme acheter des options de vente (« put » : droit de vendre à un prix fixé) sur EUR/USD, pourraient bien fonctionner si leurs économies subissent des coûts énergétiques plus élevés. Il faut aussi surveiller la pression persistante sur les marchés émergents. Des données récentes du début 2026 confirment que les sorties de capitaux (argent qui quitte ces pays) continuent. Cela rend l’achat d’options de vente sur des ETF larges de marchés émergents pertinent comme couverture (protection) ou pari sur une poursuite de la force du dollar. Le DXY a effectivement franchi la résistance à 98 et a ensuite testé la zone 100–101 fin de l’an dernier, ce qui a confirmé l’analyse initiale. Comme les facteurs liés à l’énergie et aux taux d’intérêt ne sont pas totalement réglés, utiliser des options pour viser un nouveau test de ces sommets reste une stratégie jugée solide pour les prochaines semaines. Les conditions qui soutiendraient un dollar plus faible ne sont pas encore réunies. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader maintenant.
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