L’indice des prix des logements neufs au Canada a reculé de 2,4 % en glissement annuel en mai, accentuant la baisse annuelle par rapport à la lecture précédente (-2,3 %). Cette publication confirme la poursuite du refroidissement des prix des logements neufs par rapport au même mois de l’an dernier.
Ces chiffres proviennent de la couverture économique de FXStreet, qui présente la donnée de mai en regard du taux en glissement annuel précédent à titre de contexte. Aucun détail supplémentaire, ventilation ou indicateur connexe n’a été communiqué dans cette mise à jour.
Implications pour la politique monétaire et la stratégie de taux
La poursuite du repli des prix des logements neufs, désormais à -2,4 % sur un an, suggère que l’économie canadienne perd de l’élan. Nous estimons que ce point de donnée accroît la pression sur la Banque du Canada pour envisager une nouvelle baisse de taux, plus tôt que tard. Cela conforte le virage accommodant observé depuis que le taux directeur a entamé sa décrue après ses sommets.
Dans les prochaines semaines, nous nous intéresserons à des produits dérivés qui bénéficient d’une baisse des taux. Cela inclut des positions sur des instruments tels que les contrats à terme sur acceptations bancaires (BAX), qui gagneraient en valeur si la banque centrale indique une baisse lors de sa prochaine réunion. Les prix de marché intègrent déjà une probabilité non négligeable de baisse, mais ces données immobilières pourraient accélérer le calendrier.
Impact sur la devise et effets sectoriels
Une Banque du Canada plus accommodante, surtout si la Réserve fédérale américaine reste en statu quo, devrait encore affaiblir le dollar canadien. Nous pensons que la paire USD/CAD, récemment autour de 1,3800, a encore une marge de progression. En conséquence, l’achat d’options d’achat (calls) sur USD/CAD constitue un moyen clair de se positionner sur cette dépréciation potentielle de la devise.
La faiblesse du logement a des implications directes pour les grandes banques canadiennes et les fiducies de placement immobilier (FPI/REIT). Avec une consommation des ménages également susceptible de ralentir alors que le taux de chômage évolue autour de 6,5 %, les résultats des banques pourraient subir des vents contraires. Nous envisagerions d’acheter des options de vente (puts) sur des ETF du secteur financier canadien afin de se couvrir contre, ou de tirer parti, d’un éventuel repli dans ce segment.