Faiblesse du yen et risque d’intervention
Les dirigeants japonais ont cherché à organiser des discussions au sommet avec l’Iran afin de sécuriser les approvisionnements énergétiques. Des rapports régionaux de la BoJ ont averti que les tensions au Moyen-Orient pourraient renchérir les coûts de transport et d’énergie et perturber les chaînes d’approvisionnement (le réseau de production et de livraison des biens). La BoJ a indiqué que le conflit pourrait peser sur l’économie, tandis que son orientation vers des hausses de taux a renforcé les ventes d’obligations. Le ministre japonais chargé de la politique économique et budgétaire, Minoru Kiuchi, a déclaré au parlement qu’un yen faible peut avoir des effets à la fois positifs et négatifs sur l’économie japonaise. Le yen reste très faible près de 160 face au dollar, ce qui accroît le risque d’une intervention des autorités sur le marché des changes (achat de yen pour freiner sa baisse). Des situations comparables fin 2024 et en 2025 avaient été suivies de mouvements brusques. Les opérateurs peuvent envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour gérer cette volatilité, car la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché à partir du prix des options) sur l’USD/JPY a atteint un plus haut de deux ans, proche de 15%.Rendements obligataires et axes de trading
Les rendements obligataires sont l’autre point clé, avec le JGB à 10 ans à 2,41%, un niveau impensable il y a encore quelques années. Alors que la BoJ laisse entendre que d’autres hausses de taux sont possibles après avoir relevé son taux directeur (le taux de référence de la banque centrale) à 1,0% le mois dernier, le marché a peut-être déjà intégré une grande partie de ce scénario. Nous estimons que vendre des contrats à terme sur JGB (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) comporte un risque élevé à ce stade, et que des stratégies misant sur une stabilisation des rendements à court terme peuvent être envisagées. Les discussions du Japon avec l’Iran sur l’énergie illustrent l’inquiétude croissante sur la stabilité au Moyen-Orient et son impact sur les coûts. Après la hausse du pétrole au-dessus de 110 dollars le baril lors des craintes de rupture d’approvisionnement en 2025, toute nouvelle perturbation pourrait relancer la hausse. Des positions acheteuses sur des produits dérivés du pétrole brut (instruments financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole, comme futures et options) peuvent servir de couverture (hedge, protection contre un risque) face à ces risques géopolitiques qui préoccupent les autorités japonaises. Il faut aussi rappeler qu’un yen faible, défavorable aux ménages via des importations plus chères, a soutenu les exportateurs japonais. La hausse de 18% du Nikkei 225 sur les douze derniers mois a été largement portée par cet effet de change. Les opérateurs peuvent envisager l’achat de futures sur le Nikkei tout en utilisant des options pour se protéger contre un redressement brutal du yen.
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