Données clés et niveaux techniques
Les marchés attendent les chiffres de l’emploi aux États-Unis et au Canada publiés vendredi, susceptibles de faire évoluer les attentes de taux (anticipations de hausse ou de baisse des taux directeurs). La paire reste sous la moyenne mobile simple à 20 jours (moyenne des cours sur 20 séances, indicateur de tendance) et sous la ligne médiane des bandes de Bollinger à 1,3697 (un « couloir » de volatilité autour d’une moyenne). Le RSI est proche de 40 (indice de force relative, indicateur qui évalue si le marché est plutôt en hausse ou en baisse) et le MACD est négatif (indicateur de dynamique basé sur des moyennes mobiles), avec des barres d’histogramme rouges qui s’atténuent. La résistance se situe à 1,3697, puis 1,3852, avec un autre seuil vers 1,4000. Le support se trouve sur la bande inférieure de Bollinger à 1,3543, puis vers 1,3400. Les principaux facteurs du dollar canadien incluent les taux de la Banque du Canada, les prix du pétrole, l’inflation, les indicateurs économiques et la balance commerciale (différence entre exportations et importations). La Banque du Canada vise une inflation de 1 % à 3 % et peut aussi recourir à l’assouplissement quantitatif ou au resserrement quantitatif (achats ou ventes d’obligations par la banque centrale pour augmenter ou réduire la liquidité). Le pétrole est la première exportation du Canada : des prix plus élevés ou plus faibles peuvent influencer la devise et la balance commerciale.Écart de politique monétaire et facteurs macroéconomiques
L’an dernier, le biais était baissier sur USD/CAD tant que la paire restait sous 1,3700. À l’époque (en 2025), la dynamique s’essoufflait et les opérateurs attendaient les données sur l’emploi. Aujourd’hui, ce niveau, autrefois résistance (zone où la hausse bute), est testé comme support (zone où la baisse se stabilise). Le moteur principal est l’écart de politique monétaire entre la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine (Fed). Les déclarations récentes de la Fed suggèrent un maintien des taux tout l’été, tandis que la Banque du Canada a évoqué une possible baisse de taux en juin après une croissance du PIB canadien de seulement 0,2 % au premier trimestre 2026. Cet écart tend à tirer USD/CAD vers le haut. Les prix du WTI (pétrole américain de référence) ont reflué de plus de 85 dollars le baril en mars à environ 78 dollars la semaine dernière, sur fond d’inquiétudes concernant la demande mondiale. Vendredi, les chiffres de l’emploi ont montré que le Canada n’a créé qu’environ 5 000 emplois, bien en dessous des attentes, tandis que les créations d’emplois américaines (Non-Farm Payrolls, emplois hors agriculture) ont été solides à 240 000. Ces données soulignent la divergence économique entre les deux pays. Dans ce contexte, les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) peuvent envisager des stratégies visant une hausse de USD/CAD. Acheter des options d’achat, dites « calls » (droit d’acheter à un prix fixé), avec un prix d’exercice autour de 1,3900 pour une échéance en juillet permet de viser une hausse avec un risque limité. Des « bull call spreads » (achat d’un call et vente d’un call à un niveau plus élevé pour réduire le coût initial) peuvent aussi diminuer la prime payée tout en se positionnant sur une progression graduelle. Le niveau clé reste l’ancienne résistance à 1,3700, désormais considérée comme un support critique. Une cassure durable sous ce seuil remettrait en cause le scénario haussier et pourrait inciter à réduire l’exposition acheteuse (positions qui bénéficient d’une hausse). À ce stade, les replis vers ce niveau sont vus comme des points d’entrée possibles.
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