Prix du pétrole et sentiment de risque
Les inquiétudes sur les livraisons de pétrole via le détroit d’Ormuz ont fait monter les prix de l’énergie. Cela a ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix), soutenu les rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt offerts par la dette de l’État américain) et renforcé la demande de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de stress) pour le dollar américain. Les données américaines ont aussi soutenu le dollar. Les demandes initiales d’allocations chômage ont atteint 213 000 contre 215 000 attendues, et les mises en chantier (début de construction de logements) ont grimpé à 1,487 million, au-dessus des attentes. En Australie, les anticipations de taux peuvent soutenir le dollar australien. Les marchés intègrent de plus en plus une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) de la Banque de réserve d’Australie lors de la réunion du 17 mars. TD Securities prévoit deux hausses de taux d’ici mai, ce qui pourrait porter le taux directeur (taux d’intérêt principal fixé par la banque centrale) à 4,35%. Une trajectoire de politique monétaire différente entre l’Australie et les États-Unis pourrait limiter une nouvelle baisse de l’AUD/USD.Divergence récente des politiques
En début 2025, l’analyse montrait un bras de fer entre un dollar américain fort et une Banque de réserve d’Australie restrictive (prête à relever les taux pour freiner l’inflation). Le marché anticipait correctement des hausses de taux de la RBA, ce qui servait de plancher (niveau qui limite la baisse) au dollar australien. Aujourd’hui, avec l’AUD/USD autour de 0,6650, la situation s’est inversée. La RBA a bien monté son taux directeur à 4,35% à la mi-2025, mais l’environnement économique a fortement changé. Trois baisses de taux ont suivi, ramenant le taux directeur à 3,60% pour soutenir une économie qui ralentit. La croissance du PIB trimestriel australien (produit intérieur brut, mesure de la production de l’économie) a ralenti à 0,2%, ce qui renforce l’idée que le prochain mouvement de la RBA serait plutôt une nouvelle baisse qu’une hausse. À l’inverse, la Réserve fédérale américaine reste ferme, l’inflation Core PCE (indice d’inflation basé sur les dépenses de consommation, hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation) restant élevée à 2,8%, au-dessus de l’objectif. Le rapport NFP (emplois non agricoles, indicateur mensuel clé de l’emploi aux États-Unis) de la semaine dernière, avec 225 000 emplois créés, a effacé les attentes de baisse de taux à court terme. Cette divergence de politique monétaire favorise nettement le dollar américain, contrairement à début 2025. Les tensions géopolitiques redeviennent un facteur majeur, comme l’an dernier autour du détroit d’Ormuz. Avec le Brent (référence mondiale du prix du pétrole) repassé au-dessus de 85 $ le baril et l’indice VIX (indice de volatilité, souvent appelé « indice de la peur ») à 17, la demande de valeur refuge pour le dollar se renforce. Ce retour à un mode « fuite du risque » pèse sur les monnaies sensibles au risque comme le dollar australien. Dans ce contexte, les traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (put : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur l’AUD/USD pour viser une nouvelle baisse. Des options avec un prix d’exercice (strike : prix fixé au contrat) autour de 0,6500 et une échéance fin avril permettraient de profiter d’un repli lié à la divergence de politique monétaire et à l’aversion au risque. Cette approche limite le risque à la prime payée (coût de l’option), tout en exposant au mouvement baissier. Il faut toutefois surveiller les prix des matières premières. Le minerai de fer, exportation clé de l’Australie, a montré de la résistance en dépassant récemment 115 $ la tonne. Une hausse durable pourrait soutenir le dollar australien et compenser en partie des positions baissières. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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