Les discussions Israël-Liban améliorent le sentiment
En fin de séance, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir demandé à son cabinet d’entamer des discussions directes avec le Liban. Des négociations sont attendues la semaine prochaine au département d’État à Washington, avec pour objectif le désarmement du Hezbollah et l’établissement de relations pacifiques. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que la poursuite des frappes israéliennes sur le Hezbollah aurait des conséquences. Après cette annonce, le S&P 500 est repassé dans le vert et le pétrole a effacé une partie de ses gains intrajournaliers (gains observés au cours de la séance). Le WTI a évolué au-dessus de 98 dollars le baril après avoir brièvement dépassé 100 dollars, tandis que le Brent a progressé d’environ 1 % au-delà de 95 dollars. La séance précédente avait été marquée par une baisse intrajournalière de plus de 10 % après l’annonce du cessez-le-feu. Le détroit d’Ormuz est resté de facto fermé, avec environ 230 navires transportant du pétrole en attente. Le vice-président américain JD Vance est attendu samedi à Islamabad pour des discussions directes avec l’Iran.Approche de couverture via des instruments dérivés
Le Core PCE (l’inflation « cœur » mesurée par les dépenses de consommation, indicateur suivi par la Fed, hors prix volatils comme l’énergie et l’alimentation) s’est établi à 0,4 % sur un mois (MoM, comparaison avec le mois précédent) en février et à 3 % sur un an (YoY, comparaison avec le même mois un an plus tôt), contre 3,1 % auparavant. Le PIB du T4 a été révisé à 0,5 % contre 0,7 %. Les inscriptions au chômage (nombre de nouvelles demandes d’allocation chômage) ont augmenté à 219.000 contre 210.000 attendues, le revenu personnel a reculé de 0,1 % contre +0,3 % anticipé, et les dépenses ont progressé de 0,5 %. Meta a gagné plus de 3 % après le lancement du modèle d’IA Muse Spark, après une hausse de 6,5 % mercredi. Vendredi à 12h30 GMT, l’inflation CPI (indice des prix à la consommation) est attendue à 0,9 % sur un mois et 3,3 % sur un an, tandis que l’indice de confiance du Michigan est estimé à 52 contre 53,3. Le rebond actuel repose sur un cessez-le-feu de deux semaines fragile, ce qui entretient une forte incertitude. Après le rebond marqué du Dow sur sa moyenne mobile à 200 jours, cela peut être une occasion de se couvrir à moindre coût. L’indice VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « baromètre de la peur », qui mesure la volatilité anticipée du S&P 500 via les options) a probablement reflué après avoir fortement monté pendant le conflit, ce qui rend les stratégies de protection plus abordables. Avec un Dow proche d’une résistance vers 48.200, acheter directement l’indice expose à un risque élevé. Une approche prudente consiste à utiliser des instruments dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme un indice ou une matière première) pour encadrer le risque : par exemple un call spread (achat d’une option d’achat et vente d’une autre option d’achat à un prix plus élevé, afin de limiter le coût et plafonner le gain) pour viser une hausse limitée, ou l’achat de puts de protection (options de vente qui prennent de la valeur si le marché baisse) sous le support clé de 46.700. Cela sert de couverture si les discussions Israël-Liban échouent ou si le cessez-le-feu États-Unis–Iran se rompt. La situation dans le détroit d’Ormuz reste la variable la plus critique, avec 230 navires toujours en attente. Ce passage étroit (« chokepoint », point de blocage) fait transiter historiquement plus de 20 % de l’offre mondiale quotidienne de pétrole. Une fermeture prolongée pourrait propulser le WTI, actuellement à 98 dollars, bien au-delà de 120 dollars le baril. Acheter des options d’achat sur des contrats à terme pétrole (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) ou sur des ETF liés (fonds cotés en Bourse répliquant un actif ou un panier) permet de se couvrir directement contre une nouvelle escalade. La publication du CPI de mars est un catalyseur majeur (événement susceptible de provoquer un mouvement marqué) pouvant stopper le rebond des actions. En 2022, une inflation durablement élevée avait poussé la Réserve fédérale à relever ses taux de manière agressive, entraînant une baisse annuelle de plus de 19 % du S&P 500, alors même que l’économie ralentissait. Un CPI supérieur aux attentes demain pourrait raviver la crainte de nouvelles hausses de taux et effacer rapidement les gains récents. Au-delà du risque géopolitique immédiat, les statistiques signalent une base plus fragile, avec un PIB du T4 révisé en baisse et des inscriptions au chômage en hausse. Le recul du revenu personnel est particulièrement préoccupant pour la consommation à venir. Il peut être pertinent d’ajouter progressivement des puts à plus longue échéance (options de protection avec une maturité plus lointaine) sur les grands indices pour se couvrir contre le risque croissant de récession.
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