Antje Praefcke, de Commerzbank, affirme que les tensions au Moyen-Orient nuisent à l’euro, l’Europe dépendant des importations d’énergie et la croissance étant au ralenti

by VT Markets
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Mar 4, 2026
Les tensions au Moyen-Orient mettent l’euro sous pression face au dollar. La zone euro est exposée, car l’Europe dépend fortement de l’énergie importée, alors que la croissance économique est déjà faible. Une hausse durable des prix de l’énergie pourrait affaiblir la croissance de la zone euro. Des coûts énergétiques plus élevés pourraient aussi faire monter l’inflation (hausse générale des prix).

Prix de l’énergie et fragilité de l’euro

Cela pourrait placer la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt et pilote la politique monétaire de la zone euro) face à un dilemme. Elle pourrait devoir réagir à une hausse forte et durable des prix et envisager une hausse des taux d’intérêt (le coût de l’argent pour les crédits). Après les chiffres d’inflation de février, plus élevés que prévu, le marché voit une possibilité de hausse des taux, même si elle reste faible. Dans ce contexte, l’incertitude géopolitique (risques liés aux conflits et aux relations entre États) est jugée plus négative pour l’euro que pour le dollar américain. D’autres éléments comptent, notamment des données américaines importantes attendues cette semaine, avec l’indice ADP aujourd’hui et le NFP de vendredi. L’indice ADP est une estimation des créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis. Le NFP (Non-Farm Payrolls) mesure les emplois créés aux États-Unis hors agriculture, un indicateur majeur de l’économie. Des inquiétudes sur l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) sont aussi mentionnées, mais le conflit reste le principal sujet. Tant que cela domine, l’EUR/USD (le taux de change entre l’euro et le dollar) est considéré orienté à la baisse. Plus le conflit dure, plus les risques de baisse pour l’euro devraient augmenter.

Stratégies avec produits dérivés sur l’EUR/USD

Avec le conflit en cours au Moyen-Orient, l’incertitude géopolitique pèserait davantage sur l’euro que sur le dollar. La forte dépendance de l’Europe aux importations d’énergie rend son économie sensible à une hausse du pétrole. Cette faiblesse est plus marquée car la croissance de la zone euro est déjà faible. Des données récentes soutiennent cette prudence. Le Brent (un pétrole de référence sur les marchés) se maintient au-dessus de 95 dollars le baril, ce qui menace d’augmenter directement les coûts pour les entreprises et les consommateurs en Europe. Cela intervient après la dernière estimation rapide du PIB (produit intérieur brut, la valeur totale de la production économique) du T4 2025, qui a montré une hausse limitée à 0,1%, confirmant la fragilité de l’économie. Cela met la BCE dans une position très difficile. Les chiffres provisoires de l’inflation pour février 2026 sont montés à 2,8% contre toute attente, tirés par l’énergie, créant un risque de stagflation (faible croissance ou stagnation avec inflation élevée). Le marché estime désormais que la BCE est coincée: difficile de soutenir la croissance sans alimenter l’inflation, ce qui pénalise l’euro. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cette analyse suggère de se positionner pour une possible baisse de l’EUR/USD dans les prochaines semaines. Acheter des options put EUR/USD (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) peut être une stratégie prudente. Cela permet de profiter d’une baisse tout en limitant la perte maximale à la prime payée (le prix de l’option), utile dans un marché guidé par des titres imprévisibles. Autre possibilité, pour ceux qui veulent tirer un revenu de l’idée que la hausse est limitée: vendre des options call EUR/USD hors de la monnaie (options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) ou utiliser des spreads de calls baissiers (stratégie avec deux options call, une vendue et une achetée, qui vise un gain si le cours baisse ou reste stable). Ces stratégies gagnent si la paire évolue latéralement ou baisse, cohérent avec la pression actuelle. On a vu ce schéma plusieurs fois en 2025, où les poussées de tensions géopolitiques ont souvent limité les rebonds de l’euro. Même avec des données américaines importantes à venir, ces facteurs géopolitiques passent au premier plan. Par exemple, le rapport solide sur l’emploi NFP de février, avec 210 000 emplois ajoutés, suggère un dollar résistant, mais le principal moteur de la paire reste le conflit. Tant que la situation dure, les risques pour l’euro semblent orientés à la baisse.

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