
Points clés
- Le S&P 500 s’échangeait à 7 167,05, en baisse de 3,41 points (-0,05 %), après un pic en séance à 7 185,35.
- Les contrats à terme (prix aujourd’hui pour une transaction à une date future) sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont progressé lundi après une nouvelle proposition de l’Iran aux États-Unis sur la réouverture du détroit d’Ormuz.
- Les résultats (publications trimestrielles) de Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta et Apple, ainsi que la décision de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) mercredi, sont les principaux tests pour les marchés.
Les contrats à terme sur les actions américaines ont démarré lundi sur une note tendue, puis se sont retournés après un signal diplomatique venu d’Iran. Les futures sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 ont avancé après la remise aux États-Unis d’une proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à réduire les tensions. Le message a été transmis par des médiateurs pakistanais et met d’abord l’accent sur la désescalade (baisse des tensions) et l’accès maritime, les discussions sur le nucléaire étant renvoyées à plus tard.
Ce changement a amélioré l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués). Le marché avait ouvert en baisse après l’annulation par le président Donald Trump de l’envoi de hauts émissaires pour un deuxième cycle de discussions avec l’Iran. Téhéran a aussi répété qu’il ne négocierait pas sous menace ou en cas de blocus. La proposition incite les investisseurs à réduire la prime de risque (surcoût lié à l’incertitude), même si le conflit n’est pas réglé.
Ormuz reste le centre névralgique du marché
Selon ces informations, l’Iran propose de prolonger le cessez-le-feu (arrêt temporaire des combats) pour avancer vers un accord durable, tout en reportant les discussions sur le nucléaire jusqu’à la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz.
Pour les marchés, le message est simple à court terme : rouvrir d’abord le détroit, puis revenir ensuite au dossier nucléaire. Le plan, transmis via des médiateurs pakistanais, prolongerait le cessez-le-feu, avec des discussions nucléaires seulement après la fin du blocus.
Cette séquence a soutenu les actions, car le détroit d’Ormuz est un point clé pour l’inflation. En cas de perturbation durable, le pétrole monte, les coûts de l’énergie augmentent et le marché obligataire (marché des emprunts d’État et d’entreprises) doute d’un reflux rapide de l’inflation (hausse générale des prix). Quand une voie diplomatique semble possible, les actions respirent, surtout les valeurs de croissance (entreprises valorisées sur leur croissance future) et la technologie.
Le risque n’a toutefois pas disparu. Les futures S&P 500 et Nasdaq-100 ont gagné respectivement 0,1 % et 0,3 %, tandis que le pétrole se maintenait au-dessus de 95 dollars le baril, la tension géopolitique restant élevée. Les investisseurs surveillent si l’offre iranienne de rouvrir le détroit peut détendre les marchés de l’énergie.
Si les discussions s’accélèrent et que le risque sur le transport maritime baisse, le S&P 500 pourrait viser de nouveaux sommets. À l’inverse, un enlisement relancerait la hausse du pétrole et pèserait sur les actions via le canal de l’inflation.
Les résultats des géants technologiques au cœur du prochain mouvement
Le prochain test vient des résultats des grandes capitalisations technologiques (« megacaps », très grosses entreprises). Cette semaine, le marché se tourne vers Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta et Apple. Leur poids dans les indices est important, donc leurs perspectives (prévisions et commentaires sur les prochains trimestres) compteront autant que les chiffres publiés.
Les investisseurs veulent des preuves que les dépenses en IA (intelligence artificielle, logiciels et systèmes capables d’apprendre et d’automatiser des tâches) soutiennent encore la croissance du chiffre d’affaires, la demande de cloud (informatique à distance via des serveurs), les marges (différence entre revenus et coûts) et les perspectives. Apple, Amazon, Google (Alphabet), Microsoft et Meta occupent le devant de la scène, après une semaine où l’IA et les semi-conducteurs (puces électroniques) ont porté le Nasdaq et le S&P 500 à de nouveaux sommets.
Le scénario est donc serré pour les acheteurs. De bons résultats peuvent valider la hausse et attirer des capitaux vers les valeurs de croissance. Des perspectives décevantes peuvent peser sur l’indice, même si la situation à Ormuz s’améliore, car le S&P 500 a déjà fortement rebondi depuis son point bas de début avril.
Le marché pourrait favoriser les entreprises qui maîtrisent leurs marges et montrent des retours concrets de l’IA (effets mesurables sur les ventes et les profits). À l’inverse, il pourrait sanctionner celles qui misent surtout sur des promesses à long terme sans résultats proches.
La décision de la Fed maintient le risque sur les taux
La Réserve fédérale devrait largement laisser son taux directeur inchangé mercredi. Le marché anticipe un maintien du taux des fonds fédéraux (taux clé à court terme) entre 3,50 % et 3,75 %, alors que la Fed évalue le risque d’inflation lié à la hausse du pétrole et attend la confirmation de son nouveau président.
Le ton de Jerome Powell sera central. Une décision sans changement peut avoir peu d’effet, mais la conférence de presse peut en avoir. Les investisseurs chercheront à savoir si la hausse du pétrole réduit la probabilité de baisses de taux (assouplissement monétaire, politique visant à rendre le crédit moins cher) ou si la Fed estime encore que l’inflation ralentit assez pour permettre des baisses plus tard.
La décision de la Fed tombe la même semaine que les résultats des géants technologiques. Saxo parle d’un « cluster » de volatilité (accumulation d’événements susceptibles de provoquer de fortes variations), la Fed intervenant avant des publications majeures d’Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft après la clôture.
Si Powell se montre rassurant sur l’inflation et que les géants technologiques publient de bonnes perspectives, le S&P 500 peut conserver un biais haussier. Si Powell tient un discours plus restrictif (« hawkish », favorable à des taux plus élevés) et que les résultats déçoivent, l’indice pourrait avoir du mal à défendre ses moyennes mobiles de court terme (moyennes de prix sur plusieurs jours, utilisées pour repérer la tendance).
L’analyse graphique montre une hausse solide mais très fréquentée
Le S&P 500 évolue autour de 7 167, juste sous ses récents sommets après un rallye (hausse rapide) depuis le point bas de 6 318. Le mouvement reste orienté à la hausse (sommets et creux ascendants), mais la dynamique ralentit à l’approche d’une zone de résistance (niveau où les ventes ont tendance à augmenter).
À court terme, la tendance reste haussière. L’indice se situe au-dessus de ses principales moyennes mobiles (indicateurs qui lissent les prix) : la moyenne 5 jours (7 135) et la moyenne 10 jours (7 098) montent et servent de soutien (niveau où les achats ont tendance à apparaître). La moyenne 20 jours (6 892), plus éloignée, continue aussi de progresser, signe d’une tendance positive.

Niveaux à surveiller :
- Supports : 7 135 → 7 095 → 6 890
- Résistances : 7 185 → 7 250 → 7 350
L’indice teste la zone de résistance 7 185, proche des récents sommets. Une cassure nette au-dessus pourrait prolonger la hausse vers 7 250, puis plus haut si la dynamique s’accélère.
À la baisse, 7 135 est le premier support. Un passage sous ce niveau pourrait provoquer un repli vers 7 095. Ce mouvement resterait une correction (baisse temporaire dans une tendance haussière) tant que l’indice reste au-dessus de la moyenne 20 jours en hausse.
Au total, le S&P 500 demeure dans une tendance haussière avec une phase probable de consolidation (pause) sous la résistance. Le marché attend de voir si les acheteurs franchissent 7 185 ou si l’indice recule légèrement avant une nouvelle progression.
Ce que les opérateurs doivent surveiller
Le S&P 500 fait face à trois facteurs : la diplomatie, les résultats et la Fed. Un climat plus calme autour d’Ormuz peut soutenir la prise de risque, mais l’indice a aussi besoin de bons résultats des géants technologiques pour justifier sa valorisation près des records.
Questions des traders
Pourquoi le S&P 500 a-t-il rebondi lundi ?
Le S&P 500 a rebondi après des informations selon lesquelles l’Iran aurait transmis aux États-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à réduire les tensions.
Cette nouvelle a permis aux futures sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 d’effacer les pertes du début de séance. Le marché l’a interprétée comme un signal d’apaisement à court terme, même si le risque géopolitique reste présent.
Quel est le contenu de la nouvelle proposition iranienne ?
La proposition aurait été transmise via des médiateurs pakistanais. Elle demanderait une prolongation du cessez-le-feu pour faciliter un accord plus durable.
Elle reporterait aussi les négociations sur le nucléaire jusqu’à la levée du blocus américain du détroit d’Ormuz. Cela donne un cap à court terme : rouvrir d’abord le détroit, puis traiter ensuite le sujet le plus sensible.
Pourquoi le détroit d’Ormuz compte-t-il pour la Bourse ?
Parce qu’une perturbation peut faire monter le pétrole, alimenter les craintes d’inflation et augmenter les coûts pour les entreprises et les ménages.
Quand le pétrole grimpe trop vite, les investisseurs réduisent souvent leur exposition aux actifs risqués, comme les actions. Si le détroit rouvre ou si le risque maritime baisse, le S&P 500 peut être soutenu par une baisse de la tension énergétique.
Pourquoi les futures américains avaient-ils ouvert en baisse ?
Les futures sur actions américaines avaient reculé après l’annulation par le président Donald Trump de l’envoi de hauts responsables pour un deuxième tour de discussions avec l’Iran.
Téhéran a aussi indiqué qu’il ne négocierait pas sous menace ou en cas de blocus. Cela a renforcé l’idée d’un blocage diplomatique, avant que la nouvelle proposition iranienne ne détende partiellement le marché.
Quels résultats des géants technologiques comptent cette semaine ?
Les investisseurs suivent les résultats de Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta et Apple.
Ces groupes pèsent lourd dans le S&P 500 et le Nasdaq 100. Leurs publications peuvent orienter le marché, surtout via leurs perspectives sur les dépenses en IA, la demande de cloud, les marges, la publicité et la consommation.
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