Le pétrole rebondit alors que le détroit d’Ormuz maintient la fragilité du cessez-le-feu

by VT Markets
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Apr 10, 2026

Points clés

  • Le CL-OIL s’échange à 97,607, en hausse de 1,137 (+1,18 %), après un plus haut à 98,332 et un plus bas à 96,197.
  • Les prévisions restent orientées vers des prix élevés, avec un Brent attendu à 98,00 $ au 2e trimestre et un WTI à 92,50 $ (WTI : pétrole américain de référence ; Brent : référence mondiale).
  • Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste limité par des craintes sécuritaires, des coûts d’assurance et des goulots d’étranglement opérationnels (points de blocage logistiques), ce qui réduit la vitesse de retour de l’offre.

Le pétrole a fortement reculé aux premières annonces de cessez-le-feu, mais le rebond montre que le marché ne croit plus qu’une trêve garantit un retour rapide des flux d’énergie. Les prix se redressent car les opérateurs regardent désormais l’après-annonce.

Les cargaisons doivent toujours circuler en sécurité, les assureurs doivent toujours chiffrer le risque, et les armateurs doivent être convaincus que les routes resteront ouvertes.

C’est pourquoi la baisse a pu aller trop loin. Le marché a rapidement effacé une grande partie de la prime de guerre (surcoût intégré aux prix en raison du risque géopolitique), mais les conditions physiques dans le Golfe restent trop tendues pour un retour simple aux niveaux et aux flux d’avant-crise.

À court terme, une approche prudente favorise des prix durablement élevés tant que le cessez-le-feu reste fragile et que la réalité du transport maritime ne suit pas le message politique.

Ormuz est ouvert sur le papier, plus que dans les faits

Le sujet n’est pas seulement l’existence d’une pause diplomatique. Il s’agit de savoir si suffisamment de pétrole peut traverser Ormuz sans interruption, retard ou coût excessif. Les dernières informations indiquent que le détroit reste limité sur le plan logistique, en raison des menaces sécuritaires, du risque de mines (explosifs en mer), de mesures de contrôle politique et de primes d’assurance (surcoûts d’assurance liés au risque) élevées. L’offre réellement disponible reste donc plus faible que ne le suggère une simple annonce de cessez-le-feu.

Le trafic ne s’est amélioré que légèrement par rapport au pic de perturbation. Or, le brut n’a pas besoin d’un arrêt total pour rester cher. Un marché peut rester tendu si les flux sont partiels, lents, coûteux ou très sélectifs. Le système énergétique valorise la fiabilité, pas seulement l’accès théorique.

Le pétrole reste donc soutenu malgré la forte baisse initiale.

Le GNL pourrait repartir plus vite que le brut

Une exception possible concerne les cargaisons de GNL (gaz naturel liquéfié, transporté par bateau après refroidissement). Les derniers éléments sur le transport maritime suggèrent que certains navires de GNL sont déjà chargés et pourraient repartir rapidement si le risque de passage devient acceptable. Cela crée une divergence au sein du secteur de l’énergie.

Le gaz pourrait se normaliser plus vite que le brut si les opérateurs jugent la route praticable, tandis que le pétrole reste davantage pénalisé par l’assurance, la prudence des armateurs et des blocages logistiques plus larges.

Cette différence compte, car elle limite l’idée d’un retour complet à la normale. Certains segments peuvent se rétablir plus tôt, mais le marché du pétrole considère toujours la chaîne d’approvisionnement comme dégradée.

Le marché passe de la panique à la rareté

Le mouvement ressemble moins à une panique qu’à une hausse liée à la rareté (offre limitée). Les prévisions pour le deuxième trimestre restent à 98,00 $ pour le Brent et 92,50 $ pour le WTI, ce qui correspond à un marché où le pire choc d’offre s’éloigne, sans retour des flux normaux.

Le rebond vers la zone des 90 $ élevés va dans ce sens. Les prix n’ont plus besoin de rester au-dessus de 110 $ pour signaler des tensions. Il suffit qu’ils restent assez hauts pour refléter le manque de confiance dans la reprise concrète des flux.

Cela explique aussi pourquoi le marché n’évolue plus en ligne droite. La première phase venait surtout de la prime de guerre. La phase actuelle dépend de la part de cette prime qui doit rester intégrée tant que le transport maritime demeure contraint.

Un scénario prudent privilégie un marché volatil, mais soutenu, plutôt qu’un retour net aux niveaux d’avant-crise.

Perspective technique sur le CL-OIL

Le CL-OIL évolue autour de 97,61, en fort repli après avoir échoué à conserver son élan près des récents sommets vers 119,43. L’évolution du prix montre un rejet clair en haut de la zone, avec une cassure sous la structure de court terme, signalant un passage d’une hausse continue à une phase de correction.

La baisse vers la zone 97–98 traduit une pression vendeuse accrue, alors que le marché efface une partie du rallye précédent (hausse rapide).

D’un point de vue technique, la tendance devient plus neutre. Le prix est passé sous les moyennes mobiles à 5 jours (105,79) et 10 jours (102,90) (moyennes de prix qui lissent les variations), désormais orientées à la baisse et jouant le rôle de résistance au-dessus des cours.

La moyenne mobile à 20 jours (98,54) est testée. Sa capacité à tenir sera déterminante pour savoir s’il s’agit d’un simple repli ou du début d’un retournement plus profond.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support : 97,00 → 93,90 → 87,15 (zones où la demande peut freiner la baisse)
  • Résistance : 100,00 → 102,90 → 105,90 (zones où l’offre peut freiner la hausse)

L’attention se porte sur le support à 97,00, actuellement testé. Une cassure sous ce niveau pourrait ouvrir la voie vers 93,90, signe d’une correction plus marquée dans le mouvement global.

À la hausse, 100,00 fait désormais office de résistance de court terme. Un retour au-dessus indiquerait une stabilisation et pourrait conduire vers 102,90, où une résistance plus forte est probable.

Dans l’ensemble, le pétrole connaît un repli correctif après une longue phase de hausse. La perte du soutien des moyennes mobiles de court terme indique un affaiblissement de l’élan. Tant que le prix ne regagne pas la zone 100–103, le risque reste orienté vers une nouvelle baisse ou une phase de consolidation (évolution en range) à court terme.

Ce que les traders doivent surveiller

Le prochain mouvement dépend des flux réels, pas seulement des annonces diplomatiques. Il faut suivre l’amélioration effective du trafic à Ormuz, la détente des coûts d’assurance, et la vitesse de reprise du GNL par rapport au brut.

Si le transport reste irrégulier et coûteux, le marché peut maintenir le pétrole proche des niveaux actuels sans retour à la panique. Si les flux se normalisent plus vite que prévu, la correction peut se prolonger.

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