Le pétrole marque une pause près de 94 $ alors que les marchés surveillent la décision de la Fed

by VT Markets
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Mar 18, 2026

Points clés

  • Le pétrole WTI se négocie autour de 93,83, en baisse de -1,398 (-1,47 %), car le marché marque une pause après une forte hausse.
  • Le Brent recule à 102,28 $, ce qui soulage temporairement les marchés d’actions mondiaux (les bourses).
  • Les marchés se tournent vers la décision de la Réserve fédérale (Fed) (la banque centrale des États-Unis), avec un risque d’un ton plus restrictif (politique plus dure, visant à freiner l’économie) à cause d’une inflation (hausse générale des prix) qui reste élevée.

Les prix du pétrole ont légèrement baissé mercredi, offrant un court répit aux marchés mondiaux après une période de fortes variations de prix (volatilité) liée à la montée des tensions au Moyen-Orient.

Le WTI se négocie à 93,83, en baisse de -1,47 %, et le Brent recule de 1 % à 102,28 $ le baril. Cette baisse ressemble à une pause temporaire plutôt qu’à un changement durable, car les risques sur l’offre (la disponibilité de pétrole) restent élevés.

Malgré ce repli, l’idée centrale ne change pas. Le détroit d’Ormuz reste en grande partie fermé et les tensions géopolitiques (liées aux relations entre États) perturbent les flux d’énergie, ce qui maintient les marchés sous pression.

Si les perturbations continuent, les prix du pétrole peuvent repartir à la hausse après cette phase de stabilisation (consolidation).

L’escalade géopolitique maintient l’offre sous tension

Les derniers événements au Moyen-Orient renforcent les craintes sur l’offre. Israël a intensifié ses opérations militaires, tandis que l’Iran a repris des attaques contre des infrastructures pétrolières aux Émirats arabes unis.

En parallèle, des signaux venant de dirigeants iraniens indiquent pas de baisse des tensions à court terme, ce qui augmente le risque d’une perturbation prolongée des marchés mondiaux de l’énergie.

Le détroit d’Ormuz, route essentielle pour le transport mondial de pétrole, reste au centre de l’attention. Une fermeture durable, ou des restrictions de passage, réduiraient fortement l’offre disponible.

Selon JPMorgan (une grande banque), la stabilité actuelle des prix peut venir de protections temporaires comme des stocks régionaux (réserves) et des actions des autorités (mesures publiques). Mais si le détroit reste limité, le marché pourrait réévaluer le pétrole à la hausse (accepter des prix plus élevés) à mesure que les stocks mondiaux diminuent.

L’attention se tourne vers la Fed

Après la forte instabilité liée au pétrole, l’attention se porte sur la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) (ses choix sur les taux d’intérêt), attendue plus tard dans la journée.

La Fed devrait largement laisser les taux d’intérêt inchangés, mais le point clé sera les nouvelles prévisions économiques et le « dot plot » (graphique des points qui montre où les responsables pensent que les taux iront). Cela peut signaler moins de baisses de taux, voire aucune, à court terme.

Les marchés réagissent fortement à la manière dont les décideurs interprètent le choc pétrolier (hausse soudaine des prix du pétrole). La question est de savoir si cela va surtout freiner la croissance, ou au contraire alimenter une inflation durable.

Des analystes avertissent que si la Fed privilégie le scénario inflation, elle peut adopter un ton plus restrictif (garder des taux élevés plus longtemps).

Un durcissement des attentes sur la Fed peut renforcer le dollar (la monnaie américaine) et peser sur les matières premières (produits de base comme le pétrole) à court terme.

Analyse technique (lecture des graphiques)

Le pétrole brut (CL-OIL) (contrat de marché lié au pétrole) se négocie autour de 93,83 $, en baisse d’environ 1,47 % sur la séance, après une hausse très rapide (rally) qui a porté les prix vers un récent sommet proche de 119,43 $.

Le recul ressemble à une correction (baisse normale après une forte hausse) plutôt qu’à un changement durable, avec des prix encore soutenus au-dessus des anciens niveaux de cassure (breakout, quand le prix dépasse une zone importante).

D’un point de vue graphique, la tendance reste haussière malgré le repli. Le prix reste au-dessus de la moyenne mobile sur 10 jours (90,56) (moyenne des prix des 10 derniers jours) et bien au-dessus des 20 jours (79,55) et 30 jours (74,23), ce qui montre que la hausse de fond reste en place.

La moyenne mobile sur 5 jours (95,15) commence à s’aplatir et à baisser légèrement, signe d’un essoufflement à court terme après une hausse très verticale.

Pour les niveaux importants, un premier support (zone où le prix peut se stabiliser) se situe vers 90–91 $, proche de la moyenne sur 10 jours et de la zone de stabilisation récente.

Une baisse plus marquée pourrait tester 87–88 $, où se trouve l’ancienne zone de cassure. À la hausse, la résistance (zone où le prix peut bloquer) reste vers 100–105 $, puis le pic à 119,43 $, qui agit comme un plafond technique majeur.

Au total, le pétrole semble entrer en phase de stabilisation après une hausse très rapide (parabolique, c’est-à-dire de plus en plus forte), avec un élan (momentum, la force du mouvement) qui ralentit, mais une tendance soutenue par une prime de risque élevée (surcoût lié aux risques géopolitiques).

Tant que les prix restent au-dessus de la zone des 90 $, la structure haussière reste valable. Une évolution de côté (range) ou des replis courts restent probables avant un éventuel retour vers les récents sommets.

Ce que les traders doivent surveiller

Les marchés restent très sensibles aux événements géopolitiques et aux décisions des banques centrales. Les traders (personnes qui achètent et vendent sur les marchés) doivent suivre :

  • Les nouvelles sur le détroit d’Ormuz et le conflit au Moyen-Orient
  • La décision de la Fed et ses indications pour la suite (forward guidance, c’est-à-dire ce qu’elle laisse entendre pour les prochains mois)
  • La capacité du pétrole à rester au-dessus de la zone 90–95
  • Des signes de nouvelles perturbations de l’offre ou de baisse des stocks (inventory drawdowns, quand les réserves diminuent)

Pour l’instant, le repli ressemble à une pause plutôt qu’à un retournement, avec des risques géopolitiques qui soutiennent toujours un biais haussier (une préférence du marché pour la hausse).

Pourquoi le pétrole a-t-il baissé après avoir fortement monté ?
Le pétrole a reculé car le marché a fait une pause après une hausse rapide liée aux tensions géopolitiques. Cette baisse reflète des prises de bénéfices à court terme (des investisseurs vendent pour sécuriser leurs gains) et un calme provisoire, plutôt qu’un changement de tendance.

À quel niveau se négocie le pétrole en ce moment ?
Le WTI se négocie autour de 93,83, en baisse de -1,47 %, et le Brent a reculé à 102,28 $ le baril.

La hausse du pétrole est-elle terminée ?
Pas forcément. La tendance reste soutenue par des risques sur l’offre, surtout avec les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient et les flux limités via le détroit d’Ormuz.

Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il si important ?
Le détroit d’Ormuz est une route majeure pour l’énergie, par laquelle transite environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole. Une perturbation peut réduire l’offre disponible et faire monter les prix.

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