Le pétrole au-dessus de 106 dollars met à l’épreuve la confiance de Trump dans l’énergie

by VT Markets
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Apr 2, 2026

Points clés

  • Le WTI s’échange à 106,402, en hausse de 7,579 points, soit +7,67%, après un plus haut de séance à 106,707. (WTI : pétrole brut américain de référence)
  • Donald Trump estime que les États-Unis ont assez d’essence et de pétrole pour absorber le choc, mais Moody’s juge que la hausse des prix pèsera malgré tout sur la croissance et l’inflation. (Moody’s : agence d’analyse et de notation du risque de crédit)
  • Les perturbations d’approvisionnement continuent de guider le marché. Le Brent repasse au-dessus de 107 dollars après le discours de Trump sur l’Iran ; les exportations américaines de carburants « propres » ont atteint un record de 3,11 millions de barils par jour en mars. (Brent : référence mondiale ; barils par jour = volume quotidien)

Le pétrole se comporte comme si le choc d’offre persistait : le WTI est à 106,402, en hausse de 7,67%. Le graphique suggère un retour des acheteurs après le récent repli. Le marché ne doute pas de la capacité des États-Unis à produire. Il intègre surtout le coût d’une perturbation mondiale qui maintient élevés les prix du transport, des carburants et des intrants, même si l’offre américaine est disponible. (Choc d’offre : baisse brutale de l’offre ; intrants : matières/énergie utilisées par les entreprises)

C’est pour cela que l’affirmation de Trump selon laquelle les États-Unis disposent de réserves suffisantes n’a pas calmé les prix : le pays est mieux placé que les grands importateurs, mais le pétrole se fixe sur un marché mondial.

Quand les routes maritimes sont dégradées et que les flux de remplacement passent par des trajets plus longs, entreprises et ménages paient plus.

L’offre américaine ne supprime pas la pression des prix mondiaux

Les exportations américaines de carburants ont atteint un record en mars, l’Europe et l’Asie cherchant à compenser les volumes perturbés au Moyen-Orient. Les exportations de produits pétroliers « propres » (essence, diesel, kérosène, c’est-à-dire des carburants raffinés) ont grimpé à 3,11 millions de barils par jour, contre 2,5 millions en février. L’Europe a absorbé 414 000 barils par jour, l’Asie 224 000, et l’Afrique 148 000.

Cela valide une partie de l’argument de Trump : les États-Unis ont des barils à vendre. Mais cela explique aussi pourquoi la mise en garde de Moody’s compte. Des exportations fortes aident les acheteurs mondiaux, mais réduisent l’offre disponible aux États-Unis et soutiennent les prix. Le sujet est devenu politique lorsque l’essence est passée au-dessus de 4 dollars le gallon et que le diesel a approché 5,50 dollars. (Gallon : unité américaine d’environ 3,8 litres)

Le problème immédiat est le coût, pas l’absence de carburant. Pour que la croissance ralentisse, il suffit que les entreprises paient nettement plus cher l’énergie, le transport, la chimie et la logistique : leurs marges se réduisent et certains investissements sont reportés. (Marges : profit restant après coûts ; logistique : organisation des transports et stocks)

Inflation et ralentissement peuvent se combiner

C’est le point délicat : un pétrole plus cher alimente l’inflation tout en freinant l’activité. Moody’s Analytics estime que les États-Unis sont moins exposés que les pays qui ne produisent pas de pétrole, mais ne peuvent pas éviter les dégâts liés aux chaînes d’approvisionnement perturbées et à la hausse des coûts. Ce mélange ravive la crainte de « stagflation », c’est-à-dire une inflation élevée avec une croissance faible. (Chaîne d’approvisionnement : production + transport des biens)

Le Brent s’est hissé au-dessus de 107 dollars, les actions ont reculé et le dollar s’est renforcé, les investisseurs anticipant une perturbation plus durable et un chemin d’inflation plus difficile.

Ce contexte explique pourquoi un pétrole au-dessus de 106 dollars pèse plus que l’idée rassurante d’une offre américaine suffisante. La production intérieure peut amortir le choc, mais ne fait pas disparaître la prime d’inflation tant que le système mondial reste sous tension. (Prime d’inflation : hausse de prix liée au risque d’inflation)

Analyse technique

Le contrat CL-OIL évolue autour de 106,40, prolongeant une hausse marquée après une sortie nette d’une phase de stabilisation autour du milieu des 90 dollars. Le prix est monté rapidement depuis le point bas de fin février, avec une accélération jusqu’au récent pic vers 119,43, puis une stabilisation sous les sommets. (Consolidation/stabilisation : phase où le prix plafonne et respire ; breakout/sortie nette : franchissement d’une zone de prix)

Les derniers mouvements montrent un retour des acheteurs : le marché tente de monter à nouveau après avoir tenu au-dessus de niveaux clés à court terme. (Niveaux clés : zones de prix souvent surveillées)

Sur le plan technique, la tendance reste haussière. Le prix évolue au-dessus des principales moyennes mobiles, avec la moyenne mobile 5 jours (102,55) en tête, tandis que les 10 jours (97,29) et 20 jours (94,96) restent en dessous, toutes orientées à la hausse. (Moyenne mobile : moyenne du prix sur une période, utilisée pour lisser les variations) Cet alignement traduit une poursuite de tendance. La stabilisation au-dessus de 100 dollars ressemble davantage à une construction de support pour une nouvelle hausse qu’à un signal de retournement. (Support : zone où le prix a tendance à rebondir ; retournement : changement de tendance)

Niveaux à surveiller :

  • Supports : 102,50 → 100,00 → 97,30
  • Résistances : 106,70 → 110,00 → 119,40 (Résistance : zone où le prix bute souvent)

L’attention se porte sur la zone 106,50–107,00, proche des récents sommets. Un franchissement durable pourrait ouvrir la voie vers 110,00, puis davantage si la dynamique s’intensifie. (Franchissement durable : passage au-dessus qui tient ; dynamique : vitesse/force du mouvement)

À la baisse, 102,50 constitue un premier support, renforcé par la moyenne mobile 5 jours qui monte. Un passage en dessous augmenterait le risque d’un repli vers 100,00, ce qui resterait une correction dans une tendance globale haussière. (Correction : baisse temporaire après une hausse)

Au total, le pétrole reste dans une tendance haussière, avec des sommets et des creux de plus en plus élevés. La stabilisation actuelle paraît constructive ; sauf retour sous la zone des 100 dollars, le biais reste orienté à la hausse, le marché continuant d’intégrer les risques sur l’offre et une demande solide. (Biais : orientation dominante du marché)

Ce que les traders doivent surveiller

Le prochain mouvement dépendra d’un soulagement concret des flux de carburants, ou seulement de déclarations rassurantes. Les échanges physiques s’ajustent via des exportations record américaines et des réacheminements, mais les prix restent élevés car l’ensemble du système est sous tension. (Échanges physiques : livraisons réelles, pas des contrats financiers ; réacheminement : changement de route)

Surveillez la réaction du Brent au-dessus de 107 dollars, la capacité des exportations américaines de produits raffinés à rester proches du record de mars, et la vitesse à laquelle les coûts de l’énergie se transmettent aux indicateurs d’inflation. Si les prix du transport et de l’énergie continuent de monter, le pétrole peut rester élevé même sans nouveau choc médiatique.

Questions de traders

Pourquoi les prix du pétrole montent-ils encore alors que les États-Unis ont suffisamment d’offre ?

L’offre américaine amortit le choc, mais le pétrole se fixe sur un marché mondial. Si les routes maritimes sont perturbées et que le coût du transport augmente, les prix mondiaux plus élevés se répercutent sur les carburants et les coûts de production aux États-Unis. (Répercuter : transmettre un coût)

Qu’a dit Trump sur la situation énergétique ?

Trump a déclaré que les États-Unis disposent de beaucoup d’essence et de pétrole, avec aussi des volumes venant du Venezuela, et que l’économie est prête à absorber la perturbation actuelle.

Pourquoi les analystes voient-ils encore des risques pour l’économie américaine ?

Un pétrole plus cher augmente les coûts de transport, de logistique et de fonctionnement pour les entreprises et les ménages. Cela peut ralentir la croissance même sans pénurie directe de carburant. (Pénurie : manque réel)

Comment la hausse du pétrole influence-t-elle l’inflation ?

Le pétrole entre dans le prix de l’essence, du diesel, du transport maritime, de l’aviation et d’une partie de la production industrielle. Quand ces coûts montent, l’inflation a tendance à suivre, surtout si la hausse dure. (Inflation : hausse générale des prix)

Pourquoi la croissance peut-elle ralentir même si les États-Unis produisent leur propre pétrole ?

Produire sur le territoire réduit la dépendance, mais ne protège pas d’un prix mondial plus élevé. Les entreprises paient plus cher l’énergie et les chaînes d’approvisionnement deviennent plus coûteuses.

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