Le Nikkei entrevoit une reprise malgré les risques liés au pétrole et aux taux d’intérêt

by VT Markets
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Mar 17, 2026

Points clés

  • Le Nikkei 225 a gagné 0,3% sur l’ensemble du marché, même si l’instantané de la séance affiche 54 053,15, en baisse de 368,00 (-0,68%).
  • Le pétrole Brent a grimpé de 2,7% à 102,89 $ le baril, ce qui maintient la pression sur le Japon, grand importateur d’énergie.
  • Le yen a reculé de 0,2% à 159,415 pour un dollar, restant proche du niveau 160 malgré des avertissements verbaux des autorités.

Le Nikkei 225 tente de se reprendre, mais l’environnement reste difficile. Mardi, les actions asiatiques ont progressé et le Nikkei 225 a gagné 0,3%, pour une deuxième séance de hausse. Le climat reste prudent, car les marchés essaient d’estimer les dégâts économiques de la guerre entre les États‑Unis et l’Iran et la réaction possible des autorités monétaires (banques centrales).

Ce n’est pas un mouvement net de « prise de risque » (moment où les investisseurs achètent des actifs plus risqués comme les actions). Chris Weston (Pepperstone) estime que la hausse ressemble surtout à un rachat forcé de positions (« positioning squeeze » : des investisseurs qui avaient parié sur la baisse doivent racheter en urgence), plutôt qu’au début d’une nouvelle tendance claire. Cela correspond au Nikkei : il essaie de rebondir, mais les investisseurs font face à un pétrole cher, un yen faible et une semaine très chargée de réunions de banques centrales.

Si l’envie de prendre du risque s’améliore dans le monde et si le pétrole cesse de monter, le Nikkei peut prolonger son rebond. Si l’énergie reste chère et si le marché doute du rebond, la hausse peut rester limitée.

Un pétrole au-dessus de 100 $ maintient la pression sur le Japon

Pour le Nikkei, le pétrole est un risque majeur pour l’économie. Le Brent a augmenté de 2,7% à 102,89 $ le baril après que plusieurs alliés des États‑Unis ont refusé d’envoyer des navires de guerre pour escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Comme environ un cinquième du transport mondial d’énergie passe par cette route, une perturbation durable pèse sur les prix.

Le Japon est très exposé à la hausse du coût de l’énergie importée. Cela peut réduire les marges (le bénéfice restant après les coûts) des industriels, des transporteurs et des entreprises tournées vers les consommateurs. Cela peut aussi freiner les dépenses des ménages si les factures d’énergie augmentent.

C’est pour cela que le Nikkei peut moins bien faire que d’autres marchés même quand ils se reprennent. Un pétrole plus cher ne crée pas seulement de l’inflation (hausse générale des prix) au Japon : il freine aussi la croissance.

Si le Brent reste au-dessus de 100 $, le Nikkei peut rester sous pression avec des attentes de bénéfices plus faibles et des conditions financières plus strictes (crédit plus coûteux et plus difficile à obtenir).

Un yen proche de 160 ajoute une pression supplémentaire

Le change compte aussi. Le yen japonais a baissé de 0,2% à 159,415 pour un dollar, restant juste sous le niveau 160 malgré des avertissements verbaux des autorités.

Un yen plus faible aide en général les exportateurs (leurs produits deviennent moins chers à l’étranger), mais la situation est moins simple. Quand le pétrole est cher, une monnaie plus faible rend aussi l’énergie importée encore plus coûteuse. Cela réduit l’un des soutiens habituels du Nikkei lié à la baisse du yen.

Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), Kazuo Ueda, a déclaré que l’inflation sous-jacente (inflation qui exclut certains prix très instables) accélérait progressivement vers l’objectif de 2% de la banque. Malgré cela, beaucoup d’analystes pensent que le seuil d’une intervention sur le marché des changes (action officielle pour influencer le yen, par exemple en achetant du yen) est plus haut à cause de la hausse du pétrole. Le résultat est délicat : le yen reste faible alors que les risques d’inflation montent.

Si USDJPY (taux dollar/yen) se rapproche de 160, la volatilité (variations rapides et fortes des prix) des actions japonaises peut augmenter, surtout si les investisseurs doutent d’une intervention des autorités.

La semaine des banques centrales peut décider du prochain mouvement du Nikkei

Le calendrier des banques centrales est chargé cette semaine, et c’est important pour le Nikkei. La Banque de réserve d’Australie a commencé, avec des économistes qui anticipent une deuxième hausse des taux cette année à 4,1%. Ensuite, l’attention se tourne vers la Réserve fédérale (banque centrale des États‑Unis), la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon.

Le marché des Fed funds (marché qui reflète les attentes sur le taux directeur américain à court terme) indique une probabilité de 99,1% que la Réserve fédérale ne change pas ses taux à la fin de sa réunion de deux jours mercredi. Cela suggère une approche prudente plutôt qu’un virage fort.

Pour les actions japonaises, l’enjeu n’est pas seulement ce que dit la BoJ. C’est aussi la réaction de toutes les grandes banques centrales à un choc énergétique (hausse soudaine du coût de l’énergie) qui peut à la fois faire monter l’inflation et ralentir la croissance. Si les responsables deviennent plus restrictifs (« hawkish » : prêts à relever les taux pour combattre l’inflation), les actions peuvent souffrir. S’ils restent calmes et patients, le Nikkei peut respirer.

Si les banques centrales insistent surtout sur le risque d’inflation plutôt que sur la croissance, le Nikkei peut rester sous pression. Si elles restent patientes et évitent des annonces plus restrictives que prévu, l’indice peut se stabiliser.

Perspective technique du Nikkei 225

Le Nikkei 225 évolue près de 54 053, en baisse d’environ 0,68% sur la séance, et continue de souffrir après avoir échoué à rester au-dessus du sommet de 60 077 atteint plus tôt dans le trimestre. Le récent recul suggère que le marché reste en phase de correction (repli après une forte hausse) après le rallye (forte hausse) du début d’année.

D’un point de vue technique, l’indice reste sous plusieurs moyennes mobiles (moyennes de prix sur une période, utilisées pour repérer la tendance). La moyenne mobile 5 jours (53 977) est proche du prix actuel mais s’aplatit, tandis que la 10 jours (54 392) est légèrement au-dessus et continue de baisser. La 20 jours (56 020) et la 30 jours (56 228) restent nettement au-dessus, ce qui renforce la pression baissière à court terme, car l’indice se situe sous cette zone de résistance (niveau où les hausses butent souvent).

Un support immédiat (zone où les achats apparaissent souvent) se situe vers 53 800–54 000, où les prix tentent de se stabiliser. Une cassure sous cette zone pourrait ouvrir la voie à une baisse vers 52 500–53 000, où l’on a déjà vu de l’intérêt acheteur. À la hausse, une première résistance se situe vers 54 400, puis une résistance plus forte vers 56 000, où se trouve la moyenne mobile 20 jours.

Dans l’ensemble, le Nikkei semble consolider après un rejet net près de 60 000 (retour en arrière après avoir échoué à dépasser un niveau), avec une tendance prudente à court terme. Tant que l’indice ne récupère pas la zone 54 400–56 000, l’élan (la force du mouvement) peut rester limité, laissant le marché vulnérable à une nouvelle phase de consolidation à la baisse avant qu’une direction plus claire n’apparaisse.

FAQs

Qu’est-ce qui fait bouger le Nikkei 225 en ce moment ?
Le Nikkei 225 est porté par un mélange de hausse du pétrole, yen plus faible et attentes sur les banques centrales, qui influencent le sentiment (l’humeur) des investisseurs.

Pourquoi un pétrole plus cher pèse-t-il sur le Nikkei ?
Le Japon importe beaucoup d’énergie. Quand le pétrole dépasse 100 $ le baril, les coûts augmentent pour les entreprises et les ménages, ce qui peut réduire les bénéfices des sociétés et freiner la croissance.

Comment un yen faible influence-t-il le Nikkei ?
Un yen faible peut aider les exportateurs car les produits japonais deviennent moins chers à l’étranger. Mais quand le pétrole est cher, il augmente aussi le coût des importations, ce qui peut annuler une partie de cet avantage.

Pourquoi le niveau 160 sur USDJPY est-il important ?
Le niveau 160 est un seuil psychologique (niveau rond souvent surveillé). Si le yen baisse encore, cela peut accroître la volatilité et augmenter le risque d’intervention des autorités japonaises.

Quel est le rôle des banques centrales dans la perspective du Nikkei ?
Les décisions des banques centrales influencent la liquidité (facilité à obtenir de l’argent sur les marchés), les taux d’intérêt et l’appétit pour le risque. Une politique plus restrictive peut peser sur les actions, tandis qu’un ton prudent ou neutre peut soutenir le Nikkei.

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