Le gaz naturel sous pression en raison de la douceur des températures

by VT Markets
/
Apr 23, 2026

Points clés

  • Le NG-C s’échange à 2,693, en baisse de 0,017 (-0,63%), après un plus haut à 2,705 et un plus bas à 2,689.
  • Le gaz stocké utilisable aux États-Unis (volumes disponibles dans les stocks) s’établissait à 1 970 Bcf (milliards de pieds cubes) pour la semaine se terminant le 10 avril, soit 108 Bcf au-dessus de la moyenne sur cinq ans (1 862 Bcf).
  • Les flux de gaz vers le GNL (gaz naturel liquéfié) restent élevés, autour de 18,9 bcfd en avril (milliards de pieds cubes par jour), mais la météo douce et des stocks importants limitent la hausse.

Le gaz naturel américain reste sous pression, car l’équilibre offre-demande est encore défavorable. Les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) évoluent autour de 2,69 à 2,70 $ par MMBtu (unité de chaleur), proche des plus bas depuis fin 2024, malgré un rebond sur cinq séances.

Le marché s’appuie sur une production plus faible et sur des exportations de GNL soutenues, mais cela ne compense pas le poids des stocks élevés et d’une météo clémente.

Le gaz naturel ne manque pas de facteurs favorables. Mais les stocks confortables et la douceur du printemps pèsent davantage sur les prix.

Les baisses de production ne suffisent pas

La production a nettement ralenti ces dernières semaines. La production moyenne a reculé d’environ 3,9 bcfd sur 15 jours, vers 108,2 à 108,3 bcfd, un plus bas de 10 à 11 semaines selon les sources. Ce recul a surtout empêché les prix de continuer à baisser rapidement.

Dans un marché plus tendu, une telle baisse aurait souvent déclenché une hausse plus marquée. Ici, l’effet est limité car les stocks restent élevés et la météo ne crée ni forte demande de chauffage, ni forte demande de climatisation.

À court terme, une production plus faible peut stabiliser les prix, mais une hausse durable semble difficile sans amélioration de la demande.

Le GNL soutient, mais la capacité limite l’effet

La demande de gaz destinée au GNL (feedgas : gaz envoyé vers les usines de liquéfaction) reste un soutien. Les flux vers les principales usines d’exportation américaines tournent autour de 18,9 bcfd en avril, contre 18,6 bcfd en mars, proche d’un record. Les exportations américaines de GNL ont atteint un plus haut en mars, les sites fonctionnant au-delà de leur capacité nominale (niveau de production théorique) et avec l’arrivée de nouvelles unités.

C’est important car le GNL est l’un des rares moteurs réguliers de la demande. Mais le marché l’a déjà intégré. Quand les terminaux exportent déjà à plein régime, l’effet d’un « GNL fort » est plus limité, sauf si de nouvelles capacités arrivent ou si l’offre domestique baisse davantage.

Résultat : même avec des flux proches des records, le marché reste lourd. Le soutien des exportations est réel, mais il ne suffit pas à compenser des fondamentaux domestiques encore trop détendus.

Les stocks restent le facteur principal

Les stocks expliquent le mieux pourquoi la hausse reste limitée. Les dernières données de l’EIA (agence américaine de l’énergie) indiquent 1 970 Bcf, soit 126 Bcf de plus qu’il y a un an et 108 Bcf au-dessus de la moyenne sur cinq ans. Cela place les stocks environ 6% au-dessus de la norme, voire 7% selon la période retenue.

C’est un point de départ confortable pour la saison d’injection (période où l’on remplit les stocks, au printemps et en été). Avec des stocks déjà élevés et une météo douce, le marché ne paie pas une pénurie : il regarde la vitesse à laquelle les stocks peuvent continuer à monter.

Cela limite chaque tentative de rebond. La baisse de la production et l’appui du GNL aident, mais des stocks abondants empêchent une hausse rapide.

La météo se retourne contre les acheteurs

Les prévisions n’aident pas les prix. Après un soutien lié à des attentes plus fraîches, les derniers scénarios pointent des températures plus élevées sur une partie du Midwest et proches des normales jusqu’au début mai. Cela réduit la demande de chauffage et limite la consommation des centrales électriques au gaz, ce qui empêche un resserrement clair de l’équilibre offre-demande.

À cette période, il n’est pas nécessaire qu’il fasse très chaud pour peser sur le gaz : il suffit que les températures restent assez douces pour éviter un pic tardif de chauffage ou un démarrage précoce de la climatisation.

Le marché reste ainsi dans une zone saisonnière sans catalyseur.

Perspectives techniques du NG-C

Le gaz naturel (NG-C) évolue près de 2,69, juste au-dessus des plus bas récents, et continue de s’éroder après le rejet net du sommet de 5,69 plus tôt dans l’année. Les dernières séances montrent une stabilisation, mais la tendance de fond reste baissière, avec des rebonds faibles.

D’un point de vue graphique, le biais reste baissier, avec une stabilisation très courte. Le prix reste sous la moyenne mobile 20 jours (2,80) (moyenne des prix sur 20 séances), orientée à la baisse, qui limite les tentatives de reprise. Les moyennes 5 jours (2,69) et 10 jours (2,67) sont proches du niveau actuel, signe d’un manque d’élan et d’un marché qui tente de former un plancher après une longue baisse.

Niveaux à surveiller :

  • Support : 2,58 → 2,50 → 2,30
  • Résistance : 2,70 → 2,80 → 3,00

Le marché consolide au-dessus de la zone de support 2,58, où la pression vendeuse ralentit. Une cassure sous ce niveau relancerait la tendance baissière et ouvrirait la voie vers 2,50.

À la hausse, 2,70 est une résistance immédiate. Un passage au-dessus pourrait générer un rebond vers 2,80, mais la reprise resterait fragile tant que le prix ne repasse pas au-dessus de 3,00 et ne s’y maintient pas.

Dans l’ensemble, le gaz naturel reste sous pression, avec des signes d’essoufflement plutôt que de retournement. L’enjeu immédiat est de savoir si le prix tient au-dessus de 2,58 pour former une base, ou s’il repart à la baisse.

Ce que les traders doivent suivre

La suite dépendra de la poursuite du recul de la production et d’une éventuelle hausse des températures, qui augmenterait la demande d’électricité. Les chiffres hebdomadaires de stocks resteront l’indicateur clé pour savoir si le marché se resserre réellement ou s’il ne fait que marquer une pause.

Si les stocks continuent d’augmenter au-dessus des normales et si les températures restent douces, le gaz naturel pourrait rester proche des plus bas actuels. Si la production baisse encore et si la météo devient plus favorable, le marché pourrait tenter de remonter au-dessus de 2,80 $.

Questions de traders

Pourquoi le gaz naturel américain se maintient-il près de 2,70 $ ?

Le marché reste sous pression : la météo douce et des stocks élevés l’emportent sur le soutien d’une production en baisse et d’exportations de GNL solides. Les prix ont récemment évolué autour de 2,66 à 2,69 $ par MMBtu (unité de chaleur), proche des plus bas.

Pourquoi la baisse de la production n’a-t-elle pas déclenché une hausse plus forte ?

La production est retombée vers 108,2 bcfd, ce qui soutient les prix, mais les stocks restent suffisamment élevés pour absorber cette baisse de l’offre. Quand la saison d’injection démarre au-dessus des normales, une baisse de production, seule, suffit rarement à provoquer une hausse durable.

Quelle est la force des exportations de GNL en ce moment ?

Les flux de feedgas (gaz envoyé vers les usines de GNL) tournent autour de 18,9 bcfd en avril, proche des records, au-dessus des 18,6 bcfd de mars. Cela soutient la demande, mais ce facteur est déjà largement intégré par le marché.

Pourquoi ces flux élevés de GNL ne suffisent-ils pas à faire davantage monter les prix ?

Parce que le marché intérieur reste excédentaire : les stocks sont au-dessus de la moyenne et la météo n’est pas assez froide ou assez chaude pour créer une tension nette. Le GNL soutient, mais ne domine pas.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

see more

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code
?>