Les prix de l’or aux Philippines ont reculé lundi, selon les données de FXStreet. Le métal s’échangeait à 7 977,31 PHP le gramme, contre 8 049,30 PHP vendredi, tandis que le prix par tola se repliait à 93 048,79 PHP contre 93 885,41 PHP. Les références pour d’autres unités situaient l’or à 79 774,98 PHP pour 10 grammes et à 248 118,00 PHP l’once troy.
FXStreet calcule les prix locaux en convertissant les cours internationaux de l’or via le taux de change USD/PHP et en appliquant les unités de mesure locales, avec des mises à jour quotidiennes sur la base des niveaux de marché au moment de la publication ; ces chiffres sont indicatifs et les cotations locales peuvent différer. Dans un contexte de marché plus large, les banques centrales ont été les principaux détenteurs, ajoutant 1 136 tonnes d’or pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars en 2022, selon le World Gold Council. L’or est généralement décrit comme inversement corrélé au dollar américain et aux Treasuries, et tend à être sensible aux anticipations de taux d’intérêt ainsi qu’aux mouvements de XAU/USD.
Évolutions à court terme du prix de l’or et facteurs macroéconomiques
Nous observons un léger repli des prix de l’or, comme en témoigne la baisse récente du prix par gramme aux Philippines. Cette correction modérée intervient après une phase de fermeté. Nous y voyons non pas un retournement de tendance, mais une opportunité d’achat potentielle dans les semaines à venir.
Le principal moteur de notre scénario est l’affaiblissement du dollar américain, l’indice DXY étant passé de plus de 105 à près de 103,5 au cours du mois écoulé. Cela s’explique en grande partie par les derniers chiffres d’inflation aux États-Unis pour mai 2026, ressortis à 2,9 %, alimentant les spéculations selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait être en mesure de baisser ses taux avant la fin de l’année. Historiquement, un dollar plus faible et des taux d’intérêt plus bas créent un environnement très favorable pour l’or.
Demande des banques centrales et positionnement stratégique
Nous constatons également une demande structurelle persistante de la part des acteurs institutionnels. Les données du World Gold Council montrent que les banques centrales ont poursuivi leurs achats agressifs en 2026, ajoutant 290 tonnes supplémentaires au premier trimestre, soit le meilleur début d’année jamais enregistré. Cette demande régulière des banques des marchés émergents fournit un solide plancher aux prix.
Dans ce contexte, les intervenants sur produits dérivés devraient envisager un positionnement en vue d’une hausse potentielle des cours de l’or. L’achat d’options d’achat (calls) sur les contrats à terme sur l’or (GC) ou sur les principaux ETF adossés à l’or pour les prochains mois permet de tirer parti d’un mouvement haussier avec un risque maîtrisé. La faiblesse actuelle des prix rend les points d’entrée de ces paris haussiers plus attractifs.
Pour une approche plus conservatrice, nous privilégions la vente de spreads de puts hors de la monnaie (out-of-the-money). Cette stratégie permet d’encaisser une prime tout en exprimant l’idée que l’or a peu de chances de reculer sensiblement davantage à partir de ces niveaux. C’est un moyen efficace de générer un revenu si l’or évolue latéralement ou s’apprécie, comme nous l’anticipons.