Baker Hughes a indiqué que le nombre de plateformes pétrolières en activité aux États-Unis a augmenté à 440, contre 433 lors de la précédente publication. Cet indicateur suit le nombre d’unités forant activement à la recherche de pétrole sur le territoire américain.
Sentiment des producteurs et implications sur l’offre
La hausse du nombre de plateformes américaines à 440 traduit la confiance des producteurs dans les niveaux de prix actuels et dans la demande à venir. Nous y voyons le signe qu’une offre supplémentaire se prépare pour le marché dans les prochains mois. Sur le plan fondamental, cela exerce une certaine pression baissière à long terme sur les prix du brut.
Il convient toutefois de mettre cela en perspective avec les signaux récents de la demande, les derniers rapports de l’EIA publiés ce mois-ci ayant revu à la hausse les prévisions de demande mondiale pour le second semestre 2026. La demande liée aux déplacements estivaux s’est révélée étonnamment robuste, offrant un solide plancher à court terme aux prix autour de 80-85 dollars le WTI. Cela suggère que toute faiblesse des prix liée à l’offre future ne constitue pas une préoccupation immédiate.
Calendrier de marché et stratégie de trading
Historiquement, le nombre de plateformes est un indicateur qui évolue lentement, avec un décalage de plusieurs mois avant que la nouvelle production n’arrive effectivement sur le marché. Le niveau actuel reste en outre très inférieur aux près de 700 plateformes actives fin 2022, ce qui signifie que cette progression graduelle ne constitue pas encore une menace de surabondance. Nous estimons donc que la fermeté des prix à court terme restera le facteur dominant au cours des prochaines semaines.
Dans ce contexte, nous envisageons de vendre des options d’achat hors de la monnaie (out-of-the-money) sur des contrats arrivant à échéance au quatrième trimestre 2026. Cette stratégie nous permet d’encaisser une prime, sur la base de l’hypothèse que cette hausse future de l’offre finira par plafonner toute forte envolée des prix plus tard dans l’année. À très court terme, en revanche, nous conserverons un biais prudemment haussier sur les contrats du premier mois.