La dernière adjudication italienne d’obligations d’État à cinq ans s’est soldée par un rendement moyen de 3,03 %, contre 3,16 % lors de la vente précédente. Ce mouvement réduit le coût du financement à moyen terme pour le Trésor et suggère un assouplissement de la prime exigée sur cette maturité par rapport à l’émission antérieure.
Le résultat de l’adjudication correspond à une baisse de 0,13 point de pourcentage du rendement à cinq ans. Les marchés observeront si ce niveau plus faible se maintient lors des prochaines séances et comment il se répercute sur les autres points de la courbe des taux italienne.
Confiance des investisseurs et appétit pour le risque
Le récent repli du rendement lors de l’adjudication italienne à 5 ans constitue un signal clair de renforcement de la confiance des investisseurs. Il abaisse les coûts d’emprunt de l’État et laisse entrevoir des perspectives économiques plus stables à court terme. Il convient d’y voir un indicateur « risk-on » pour les actifs italiens et, dans une moindre mesure, pour ceux de la zone euro.
Pour nous, cela plaide en faveur d’un biais haussier sur le marché actions italien. L’indice FTSE MIB, fortement pondéré en valeurs bancaires, a tendance à progresser lorsque le coût d’emprunt souverain recule, et il est déjà en hausse de 5 % depuis le début du trimestre. Nous devrions envisager d’acheter des options d’achat (calls) sur le FTSE MIB ou de vendre des options de vente (puts) afin de tirer parti de cette dynamique positive.
L’indicateur de risque clé, l’écart entre les obligations italiennes et allemandes à 10 ans, s’est également resserré à 130 points de base, son niveau le plus étroit depuis plus de deux ans. Historiquement, lorsque cet écart est inférieur à 150 points de base, il a signalé une période de stabilité. Cela rend plus attractives les positions bénéficiant d’un écart stable ou en resserrement, notamment via les contrats à terme sur obligations.
Appréciation de l’euro et implications sur la volatilité
Cette amélioration du sentiment constitue également un soutien pour l’euro. À mesure que les craintes liées à la dette des pays du sud de l’Europe s’estompent, l’EUR/USD a trouvé un support solide au-dessus du seuil de 1,10. Nous devrions chercher à renforcer les positions longues sur l’euro face à des devises dont la politique de banque centrale apparaît moins lisible.
Enfin, l’accalmie observée sur le marché obligataire devrait se traduire par une baisse de la volatilité sur les marchés actions. La volatilité implicite actuelle sur les options Euro Stoxx 50 demeure élevée au regard de ce que suggère l’adjudication du jour. Nous voyons une opportunité de vendre de la volatilité via des dérivés tels que des strangles, en anticipant une période estivale plus calme.