La confiance des consommateurs de la zone euro a reculé à -17,7 en juin, en deçà du consensus à -17,5. Cette publication suggère un sentiment des ménages légèrement plus fragile que ce que les marchés avaient anticipé.
Ce dernier chiffre maintient la confiance en territoire nettement négatif, signalant une prudence persistante des consommateurs à l’orée de l’été. Ces données s’ajoutent au flux d’indicateurs de la zone euro suivis ce mois-ci afin d’obtenir des indices sur le rythme de la demande intérieure.
Perspectives d’activité économique et stratégie d’investissement
Ce repli de la confiance des consommateurs, plus marqué qu’attendu, conforte notre scénario d’un ralentissement de l’activité économique dans la zone euro. Nous y voyons non pas un phénomène isolé, mais la confirmation d’une tendance en formation vers un affaiblissement de la demande domestique. En conséquence, nous ajustons nos stratégies pour anticiper un environnement économique plus difficile dans les prochaines semaines.
Nous augmentons nos positions vendeuses sur les indices actions européens, notamment via des contrats à terme sur l’Euro Stoxx 50. Cette analyse est étayée par des données récentes montrant une contraction de 0,4 % de la production industrielle allemande en mai, signe que le principal moteur du bloc tousse. Un consommateur pessimiste est peu susceptible de soutenir la croissance des bénéfices des entreprises actuellement intégrée dans les cours.
Implications pour la politique monétaire, les devises et la volatilité
Cette statistique devrait inciter la Banque centrale européenne à envisager une orientation plus accommodante plus tard dans l’année. Avec une inflation sous-jacente de la zone euro qui reste tenace à 2,7 %, la BCE se trouve dans une position délicate, mais l’affaiblissement de la croissance finira par primer. Nous achetons des contrats à terme sur Bund allemand, en anticipant un mouvement vers les valeurs refuges et une revalorisation des anticipations de baisses de taux à venir.
Par conséquent, nous nous attendons à un affaiblissement de l’euro face au dollar. Les récents commentaires de la Réserve fédérale suggèrent qu’elle n’est pas pressée de baisser ses taux, créant une divergence de politique monétaire favorable au billet vert. Nous achetons des options de vente (puts) sur l’EUR/USD avec des échéances au troisième trimestre afin de nous positionner en vue d’un mouvement vers le seuil de 1,05.
Nous estimons également que la volatilité de marché est actuellement trop faible au regard de ces risques émergents. L’indice VSTOXX, qui mesure la volatilité de l’Euro Stoxx 50, évolue proche d’un plus bas de plusieurs années autour de 16, un niveau que nous jugeons difficilement soutenable. Nous achetons des options d’achat (calls) sur le VSTOXX comme moyen peu coûteux de couvrir le portefeuille et de profiter de la hausse attendue de la turbulence sur les marchés.