Les principales paires de devises abordent une semaine chargée, alors que les marchés évaluent la première décision de la Réserve fédérale sous la présidence de Kevin Warsh, la prochaine publication de l’inflation PCE aux États-Unis, les indices PMI flash mondiaux et une avalanche de commentaires de banquiers centraux, sans décision de taux programmée de la Fed, de la BoE, de la BoJ ou de la RBA. L’indice du dollar (DXY) évolue autour de 100,70 après avoir touché un plus haut de 13 mois à 101,13, à la suite du statu quo de la Fed à 3,50 %–3,75 % et de la suppression de sa référence à de « nouveaux ajustements de taux ». L’EUR/USD a reculé de plus de 0,80 % à 1,1480, l’attention se portant sur les PMI flash de la zone euro et de l’Allemagne, ainsi que sur l’indice Ifo du climat des affaires et l’enquête GfK sur la confiance des consommateurs.
Le GBP/USD évolue près de 1,3230 après que la BoE a maintenu ses taux à 3,75 % par un vote de 7–2, tandis que deux membres soutenaient une hausse à 4,00 % ; les PMI flash britanniques et le PIB final du T1 sont attendus. L’USD/JPY se maintient autour de 161,30, la BoJ conservant un biais de resserrement après une hausse des taux à 1,00 %, dans un contexte de PMI flash au Japon et d’inflation CPI de Tokyo. L’AUD/USD a glissé vers 0,7020 avant les PMI flash en Australie, le CPI mensuel et les statistiques de l’emploi. L’or évolue autour de 4 155 $, tandis que le WTI se situe près de 76,50 $ pour une deuxième baisse hebdomadaire consécutive après un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. Les interventions s’étalent du 22 au 27 juin, notamment Lagarde, Waller, Macklem, Williams et Bullock.
Perspectives sur le dollar américain et les principales devises
Nous pensons que les prochaines semaines mettront à l’épreuve la vigueur du dollar, alors que les investisseurs se positionnent avant des données d’inflation clés. L’indice du dollar (DXY) reste solide près de 106,50 après que la Réserve fédérale a conservé une posture prudente, maintenant le taux des fed funds dans une fourchette de 4,00 %–4,25 %. Un rapport PCE (dépenses de consommation personnelle) élevé la semaine prochaine renforcerait ce biais restrictif, dépendant des données, et pourrait propulser le dollar à la hausse.
Pour l’EUR/USD, qui évolue faiblement autour de 1,0550, la divergence de politique monétaire est nette. La Banque centrale européenne a abaissé son taux directeur à 3,50 % plus tôt ce mois-ci, signalant une trajectoire différente de celle de la Fed. Nous surveillerons les PMI flash en Allemagne et dans l’ensemble de la zone euro à la recherche de signes de fragilité économique, susceptibles d’accentuer la pression sur l’euro.
La paire GBP/USD peine près de 1,2480, alors que la Banque d’Angleterre est confrontée à son propre problème d’inflation. L’inflation au Royaume-Uni demeure obstinément au-dessus de 3 %, ce qui rend la BoE réticente à signaler des baisses de taux malgré une économie atone. Les données d’inflation britanniques de la semaine prochaine seront déterminantes ; un chiffre élevé pourrait offrir un soutien temporaire à la livre.
L’écart massif de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon maintient l’USD/JPY à des niveaux élevés, autour de 159,80, un niveau qui incite les responsables japonais à multiplier les interventions verbales. La Banque du Japon n’a relevé son taux directeur qu’à 0,25 %, créant un avantage de rendement significatif en faveur du dollar. Nous restons attentifs à tout mouvement brusque ou à une intervention officielle pour soutenir le yen.
Nous nous attendons à ce que l’AUD/USD reste sensible à la fois aux statistiques domestiques et à l’appétit mondial pour le risque, et qu’il évolue autour de 0,6550. Le CPI mensuel australien et les chiffres de l’emploi à venir constitueront un test majeur pour la devise. Une inflation nettement plus forte, au-delà de 3,8 %, pourrait alimenter les paris selon lesquels la Reserve Bank of Australia serait la dernière à baisser ses taux, soutenant le dollar australien.
Matières premières : tendances de l’or et du pétrole
L’or trouve un soutien autour de 2 315 $ l’once, pris en étau entre un dollar fort et des taux d’intérêt élevés d’un côté, et des tensions géopolitiques persistantes de l’autre. Les achats des banques centrales continuent d’offrir un plancher solide aux prix. Nous pensons que cette dynamique empêchera un décrochage marqué à court terme.
Le pétrole WTI s’échange près de 80,50 $ le baril, reflétant un marché tendu après les récentes décisions de l’OPEP+ de prolonger les réductions de production. Toutefois, les inquiétudes sur le rythme de la demande mondiale, en particulier en provenance de la Chine, limitent toute hausse significative des prix. Nous surveillons de près les rapports sur les stocks afin de détecter tout signal de bascule de cet équilibre.