Kit Juckes, de Société Générale, estime que l’EUR/USD évolue presque de concert avec l’indice du dollar, reliant la paire à la faiblesse antérieure du billet vert sous la présidence Trump et à un retour d’une corrélation avec les taux d’intérêt relatifs. Il ajoute que le comportement récent de l’EUR/USD reflète une inflation américaine tenace, une croissance résiliente et un FOMC moins accommodant, alors que le dollar teste des plus hauts sur 12 mois.
Juckes avance que le dollar s’était auparavant échangé à un niveau plus faible que ne le laissaient entendre les fondamentaux et l’orientation de la politique monétaire, avant de se recaler progressivement sur les taux relatifs. Il précise aussi que le dernier changement de dynamique a suivi des statistiques d’inflation et de croissance qui ont conduit le FOMC et son nouveau président à adopter un ton moins accommodant que prévu, tandis que le scénario central des économistes de Société Générale est celui de taux de la Fed inchangés tout au long de l’année. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.
Indice du dollar et dynamique des taux d’intérêt : moteurs de l’EUR/USD
Nous observons que l’EUR/USD agit actuellement comme un quasi-miroir de l’indice du dollar, la valeur du billet vert se recouplant une nouvelle fois avec les taux d’intérêt relatifs. Cette dynamique alimente sa vigueur actuelle face aux principales devises. Elle marque un changement par rapport au début de l’année, lorsque les marchés étaient davantage centrés sur les récits de croissance mondiale.
Ce basculement est une réaction directe à des chiffres d’inflation américaine tenaces, qui ont rebondi de façon inattendue à 3,1 % dans le dernier rapport de mai, ainsi qu’à une croissance du T1 résiliente à 2,2 %. La Réserve fédérale a depuis délivré un message nettement moins accommodant que ce que beaucoup anticipaient, poussant l’indice du dollar à tester des sommets autour de 106,50. Selon nous, le scénario central est désormais celui de taux de la Fed inchangés jusqu’à la fin de l’année.
Implications de marché et divergence des politiques des banques centrales
Pour les traders de dérivés, cela plaide pour un positionnement en faveur d’un renforcement supplémentaire du dollar face à l’euro dans les semaines à venir. La paire EUR/USD teste actuellement la zone de 1,0550 et nous voyons un potentiel de repli vers le seuil psychologique de 1,0500. Des stratégies options tirant parti d’un EUR/USD en baisse ou évoluant en range, comme l’achat de puts ou la vente de spreads de calls, semblent bien adaptées à cet environnement.
La pression sur la Fed est renforcée par un marché actions en forte hausse, le S&P 500 ayant récemment dépassé 6 100. Parallèlement, la décision de la Banque centrale européenne de réduire son taux directeur le mois dernier accroît l’écart de taux en faveur du dollar. Cette configuration rappelle la hausse durable du dollar en 2022, lorsque le caractère restrictif de la Fed constituait le thème dominant des marchés.