La Banque Nationale du Canada voit un potentiel de hausse limité pour l’euro face au dollar américain, estimant que les perspectives de croissance relatives et les différentiels de taux d’intérêt continuent de favoriser les États-Unis. Elle évoque des statistiques européennes mitigées et souligne que la Banque centrale européenne semble plus proche d’un assouplissement de sa politique que la Réserve fédérale, ce qui constituerait, selon elle, un frein à des gains durables de l’EUR/USD dans les prochains mois.
La banque s’attend à ce que les épisodes de faiblesse du dollar qui propulsent l’EUR/USD à la hausse soient temporaires, la paire étant susceptible d’évoluer en range, avec toutefois un léger biais baissier. Elle ajoute que les rebonds pourraient se heurter à des prises de bénéfices tant que les publications macroéconomiques américaines restent relativement solides et que les indicateurs européens ne montrent pas d’amélioration convaincante. L’article a été produit avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.
Divergence économique en faveur du dollar américain
Compte tenu de la date du jour, le 16 juin 2026, nous estimons que le contexte fondamental favorise nettement le dollar américain par rapport à l’euro. Les récentes statistiques sur l’emploi aux États-Unis ont fait état d’une hausse solide de 215 000, tandis que l’inflation sous-jacente demeure ferme à 2,9 %, ce qui conforte l’attentisme de la Réserve fédérale. Cela contraste fortement avec la zone euro, où l’inflation est retombée à 2,1 % et où des indicateurs clés de croissance, comme le PMI manufacturier allemand à 46,2, continuent de sous-performer.
Stratégies de trading pour un EUR/USD évoluant en range
Nous estimons que tout regain de vigueur de la paire EUR/USD vers le niveau de 1,0900 devrait être considéré comme une opportunité de vente. Ces hausses temporaires ne sont pas étayées par la divergence économique sous-jacente entre les deux régions. Pour les traders, cela implique d’envisager des positions vendeuses sur des contrats à terme ou l’achat d’options de vente (puts) à l’approche de résistances techniques.
L’anticipation d’un marché latéral, avec peu de mouvements explosifs, suggère que les primes d’options — en particulier la volatilité implicite — pourraient être élevées. Nous examinons des stratégies susceptibles de tirer parti de cet environnement, comme la vente de spreads de calls hors de la monnaie (out-of-the-money) afin de bénéficier de l’érosion temporelle (time decay) et d’un potentiel de hausse plafonné. Cette approche s’inscrit dans l’idée qu’une appréciation marquée et durable de l’euro est peu probable dans les prochaines semaines.
Pour se positionner en cohérence avec le léger biais baissier, nous jugeons les spreads de puts baissiers (bear put spreads) attractifs. Par exemple, historiquement, lorsque la divergence de politique monétaire entre banques centrales est aussi nette — comme en 2014-2015 avant l’assouplissement quantitatif de la BCE — des stratégies structurées baissières ont bien performé. Cette stratégie permet de profiter d’un repli modéré de l’EUR/USD tout en définissant strictement le risque maximal.