L’USD/CHF a reculé de près de 0,5% autour de 0,7930 lors de la séance européenne de lundi, tandis que le graphique journalier maintenait la paire à l’intérieur d’un canal ascendant. L’action des prix est passée sous 0,7950 et est restée plafonnée par l’EMA à neuf jours, signalant une phase de consolidation à court terme même si le cours demeure au-dessus de l’EMA à 50 jours. Les indicateurs de momentum sont ressortis mitigés : le RSI à 14 jours était évoqué autour de 54 dans une lecture, tandis qu’une autre le situait près de 60 — deux niveaux compatibles avec une dynamique positive, sans conditions de surachat.
Les niveaux clés se concentrent étroitement autour des moyennes mobiles et des bornes du canal. Un rebond pourrait viser l’EMA à neuf jours à 0,7942 et, si la vigueur se confirme, les prochains tests seraient le plus haut sur six mois à 0,8042 (31 mars), puis le haut du canal vers 0,8060 ; au-delà, une cassure ouvrirait la voie vers un quasi-plus-haut annuel à 0,8171 atteint en août 2025. À la baisse, un premier support se situe près de 0,7920 sur la base du canal, puis sur l’EMA à 50 jours à 0,7881 ; en dessous, l’attention se porterait sur le plus bas de trois mois à 0,7761 (8 mai).
Vue technique et stratégie haussière
Nous observons la paire USD/CHF afficher une vigueur sous-jacente au sein d’un canal ascendant, malgré son repli actuel sous le seuil de 0,7950. Le maintien des cours au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours suggère que la tendance haussière de fond reste intacte. Cela crée potentiellement une fenêtre pour se positionner en vue d’une reprise du mouvement ascendant.
Compte tenu de cette configuration technique, nous considérons la faiblesse actuelle comme une opportunité d’initier des positions haussières à des niveaux plus favorables. L’achat d’options d’achat (calls) avec des prix d’exercice autour de 0,8000 et des échéances à 30-45 jours apparaît attractif. Cette stratégie permet de tirer parti d’un rebond potentiel vers le pic de mars à 0,8042 tout en définissant clairement le risque maximal.
Cette lecture haussière est étayée par l’élargissement du différentiel de taux entre la Réserve fédérale américaine et la Banque nationale suisse. La BNS a récemment abaissé son taux directeur à 1,25% lors de sa réunion de juin 2024, signalant une orientation accommodante, tandis que des données d’inflation américaines proches de 3,3% et un marché du travail robuste suggèrent que la Fed maintiendra des taux plus élevés plus longtemps. Cette divergence fondamentale est nettement favorable au dollar américain face au franc suisse.
Si le prix trouve un appui autour du plancher du canal à 0,7920, notre premier objectif serait le récent sommet à 0,8042. Une cassure nette au-dessus de ce niveau pourrait accélérer le mouvement vers la borne haute du canal autour de 0,8060. Historiquement, une fois qu’une tendance s’installe sur cette paire, elle tend à se prolonger plusieurs semaines.
Gestion du risque et scénarios alternatifs
Cependant, nous devons gérer le risque en cas de rupture des principaux supports. Un passage sous l’EMA à 50 jours à 0,7881 signalerait un risque de retournement de tendance. Dans ce scénario, nous envisagerions d’acheter des options de vente (puts) afin de couvrir une exposition longue ou de spéculer sur une poursuite de la baisse vers le creux de mai à 0,7761.
La consolidation actuelle des prix, comprimés entre les moyennes mobiles de court et de moyen terme, suggère qu’une énergie se constitue en vue d’un mouvement significatif. Nous pourrions envisager une stratégie de « long straddle », consistant à acheter simultanément un call et un put, afin de profiter d’une cassure marquée dans un sens ou dans l’autre. Cela serait particulièrement pertinent à l’approche des prochaines publications d’inflation aux États-Unis et en Suisse.