Le solde des prix de l’immobilier du RICS au Royaume-Uni s’est établi à -34 % en mai, en deçà des -31 % attendus par le marché. Cette lecture indique que les répondants signalant des baisses de prix ont continué d’être plus nombreux que ceux constatant des hausses.
Par rapport au consensus, ce solde plus faible que prévu traduit un ton plus dégradé des conditions de prix des logements rapportées sur le mois. Le solde net du RICS est resté en territoire négatif, renforçant l’image de pressions baissières persistantes plutôt que d’un retournement vers une progression des prix.
Implications Pour Le Logement Et Les Secteurs Connexes
Nous constatons que le solde des prix de l’immobilier du RICS pour mai s’est établi à -34 %, un chiffre inférieur à la prévision de -31 %. Cela suggère que le sentiment sur le marché immobilier britannique se détériore davantage que nous ne l’anticipions. Cette négativité persistante laisse entrevoir une pression continue sur les prix effectifs des logements dans les prochains mois.
Cela nous amène à envisager des positions baissières sur les promoteurs immobiliers britanniques. Des entreprises comme Taylor Wimpey et Barratt Developments sont particulièrement sensibles à ce type d’indicateurs prospectifs négatifs. Le dernier PMI de la construction au Royaume-Uni, à 49,5 — signalant une légère contraction — nous conduit à étudier des options de vente (put) afin de miser sur une poursuite du repli.
Cette faiblesse de l’immobilier devrait également se répercuter sur le secteur bancaire britannique. Des prêteurs comme Lloyds et NatWest pourraient faire face à une demande de crédit immobilier en baisse et à des inquiétudes concernant la qualité de leurs encours existants. Les récentes données de la Banque d’Angleterre montrant que les approbations de prêts immobiliers ont reculé à 58 000 le mois dernier, sous les attentes, confortent cette approche prudente.
Perspectives Macroéconomiques Et Anticipations De Politique
Nous anticipons aussi un effet négatif sur la livre sterling, en particulier face au dollar américain. Le ralentissement du marché du logement constitue un frein important à la confiance des ménages et à l’économie au sens large. Avec une inflation au Royaume-Uni récemment ressortie à un modeste 2,1 %, ce ralentissement domestique nous donne des raisons d’être vendeurs sur GBP/USD.
La Banque d’Angleterre pourrait être contrainte d’adopter un biais plus accommodant. Ces données immobilières faibles rendent extrêmement improbable toute hausse de taux à court terme. Nous observons désormais que les marchés de taux intègrent une probabilité de 60 % d’une baisse de taux d’ici la fin de l’année, ce qui devrait plafonner les rendements des gilts.