EUR/USD plus ferme alors que les tensions au Moyen-Orient s’apaisent, le pétrole recule et les paris sur une hausse des taux de la BCE se renforcent

by VT Markets
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Jun 9, 2026

L’EUR/USD a progressé mardi, les signes encore timides de désescalade au Moyen-Orient réduisant la demande de refuge pour le dollar américain, tandis que le repli des prix du pétrole soutenait l’euro compte tenu de la dépendance de la zone euro aux importations d’énergie. La paire évoluait autour de 1,1553 au moment de la rédaction, rebondissant après avoir touché lundi un plus bas de deux mois à 1,1499. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis et l’Iran se rapprochaient d’un accord et que l’Iran et Israël avaient convenu de suspendre les hostilités, ajoutant que le détroit d’Ormuz rouvrirait une fois l’accord finalisé.

Les tensions dans le Golfe demeuraient élevées, Israël poursuivant ses opérations dans le sud du Liban et l’Iran avertissant que les combats pourraient reprendre si les attaques se poursuivent, ce qui a contribué à limiter les replis du dollar. L’indice du dollar (DXY) se situait près de 99,89, en baisse de 0,12% sur la journée, tandis que la devise bénéficiait aussi du soutien d’anticipations plus restrictives sur la Réserve fédérale : les marchés envisagent un mouvement dès septembre et évaluent à environ 35% la probabilité d’une hausse de 25 points de base, selon l’outil CME FedWatch. L’attention se tourne vers l’IPC américain de mercredi, attendu à 4,2% sur un an en mai contre 3,8% en avril, avant la réunion de la Fed la semaine prochaine où les taux devraient être maintenus inchangés malgré une inflation éloignée de l’objectif de 2%. En Europe, les marchés intègrent pleinement une hausse de la BCE jeudi, avec un focus sur les indications de politique monétaire dans un contexte de risques de stagflation.

La désescalade au Moyen-Orient atténue la demande de dollars

Nous observons un renforcement de la paire EUR/USD, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient montrant des signes d’apaisement, ce qui réduit la demande du marché pour le dollar américain en tant que valeur refuge. De récents échanges diplomatiques ont abaissé le risque immédiat de conflit à proximité du détroit d’Ormuz, un couloir maritime clé pour l’énergie mondiale. Cela a également contribué à faire reculer le WTI vers environ 78 dollars le baril, une évolution favorable pour la zone euro importatrice d’énergie.

Actuellement, la paire s’échange autour de 1,0950, se redressant après un point bas à 1,0880 atteint la semaine dernière au plus fort des tensions. L’indice du dollar (DXY) reflète ce mouvement, en repli sur la séance autour de 103,55. Ces évolutions suggèrent que les opérateurs s’éloignent, pour l’instant, des positions défensives.

La prudence des banques centrales limite les mouvements de change

Cependant, nous estimons que la baisse du dollar devrait rester limitée par l’orientation prudente de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Après avoir procédé à des baisses de taux initiales plus tôt cette année, la Fed semble marquer une pause afin d’en évaluer l’impact sur l’économie. Les prix de marché, via l’outil CME FedWatch, n’attribuent qu’environ 20% de probabilité à une nouvelle baisse de taux lors de la réunion de juillet, ce qui indique que les opérateurs s’attendent à ce que la Fed temporise.

La publication de l’indice des prix à la consommation (IPC) américain cette semaine constituera un indicateur clé à surveiller pour les opérateurs sur dérivés. Nous anticipons une inflation d’environ 2,9% sur un an, qui reste obstinément au-dessus de l’objectif de 2% de la Fed et pourrait conforter l’argument en faveur d’un report de nouvelles baisses. Historiquement, des périodes d’inflation persistante au-dessus de 2,5% ont souvent conduit la Fed à interrompre les cycles d’assouplissement, apportant un soutien au dollar.

De l’autre côté de l’Atlantique, la Banque centrale européenne (BCE) fait face à ses propres défis, susceptibles de plafonner les gains de l’euro. Alors que la BCE a également amorcé un cycle d’assouplissement, les dernières données d’inflation en zone euro ont montré une inflation sous-jacente se maintenant à 3,1%, portée par le secteur des services. Cette pression de nature stagflationniste pourrait contraindre la BCE à davantage d’hésitation pour ses futures baisses de taux, comparativement à la Fed.

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