Les stocks de gros aux États-Unis ont progressé de 0,6 % en avril, au-dessus du consensus de marché qui tablait sur +0,5 %. Cette donnée suggère un rythme d’accumulation des stocks légèrement plus rapide qu’attendu sur le mois.
Le résultat représente une surprise modérément haussière par rapport au consensus, susceptible d’influencer à court terme les indicateurs de disponibilité des biens et les métriques associées aux chaînes d’approvisionnement. Aucun détail supplémentaire ni chiffre d’accompagnement n’a été fourni dans la publication.
Perspectives économiques et risque de ralentissement
La hausse des stocks de gros, supérieure aux attentes en avril, indique que l’offre devance la demande finale. Nous y voyons un signal précoce d’un possible ralentissement économique. Cela suggère que les entreprises pourraient réduire leurs commandes futures si les dépenses des ménages et des entreprises n’accélèrent pas.
Cette donnée conforte d’autres signaux récents de faiblesse, notamment le rapport sur les ventes au détail de mai, qui n’a affiché qu’une hausse de 0,1 %, ainsi qu’un PMI manufacturier retombé à 48,7. Pris ensemble, ces éléments renforcent notre conviction que l’élan économique s’essouffle. Nous estimons que le marché n’a pas encore pleinement intégré le risque d’une contraction à l’approche du troisième trimestre.
Positionnement de marché et implications de politique monétaire
Au vu de ces perspectives, nous nous positionnons pour une baisse des actions. Nous envisageons d’acheter des options de vente (puts) sur l’ETF SPDR S&P 500 (SPY), avec des échéances fin juillet et en août. Cela constitue une manière coût-efficace de tirer parti d’un éventuel repli du marché au cours des prochaines semaines.
Cette mollesse conjoncturelle accroît également la probabilité que la Réserve fédérale marque une pause dans son cycle de resserrement. Historiquement, une accumulation régulière des stocks, comme celle observée au début de l’année 2000, précède souvent un virage vers une politique monétaire plus accommodante. Nous voyons donc de la valeur dans des positions longues sur les contrats à terme sur le Treasury Note à 10 ans, en anticipant une baisse des rendements.
Nous anticipons également une hausse de la volatilité de marché depuis ses niveaux actuellement bas. Le VIX évolue autour de 13, un niveau nettement inférieur à sa moyenne de long terme. Nous considérons l’achat d’options d’achat (calls) sur le VIX comme une couverture peu coûteuse contre une remontée soudaine des turbulences de marché.