Broadcom a reculé de plus de 5% en transactions d’après-Bourse malgré un dépassement des attentes au deuxième trimestre fiscal. Le chiffre d’affaires a bondi de 48% sur un an à 22,19 Mds$, soit 70 M$ au-dessus du consensus, tandis que le BPA ajusté s’est établi à 2,44$, dépassant les estimations de 0,04$. Les revenus des semi-conducteurs ont grimpé de 79% à 15,01 Mds$ et les logiciels d’infrastructure ont progressé de 9% à 7,18 Mds$. Le groupe a indiqué viser 29,4 Mds$ de chiffre d’affaires au T3 fiscal, un niveau présenté comme supérieur de plus de 1 Md$ au consensus, tandis que CrowdStrike a cédé plus de 9% malgré la publication d’un BPA ajusté de 1,10$, soit 0,03$ au-dessus des attentes, pour 1,39 Md$ de revenus, 30 M$ au-delà des prévisions.
CrowdStrike a également publié un net new annual recurring revenue (ARR) en hausse de 32% à 256 M$ au T1, a légèrement relevé ses prévisions annuelles et annoncé un split 4 pour 1. Sur le plan graphique, Broadcom est repassée sous sa moyenne mobile simple (SMA) à 20 périodes en données quatre heures, la SMA 50 périodes se situant près de 434$; des niveaux évoqués incluent 420$ et une zone de volumes comprise entre 405$ et 420$, avec 460$ comme repère supérieur. CrowdStrike a cassé sa SMA 20 périodes et a trouvé un support sur sa moyenne 50 périodes, avec d’autres niveaux mentionnés à 645$ et 620$.
Anticipations du marché et comportement post-publication des résultats
Nous observons un schéma clair: même des publications solides ne suffisent pas à répondre aux attentes extrêmement élevées du marché pour les valeurs liées à l’IA. Le fait que Broadcom et CrowdStrike aient toutes deux dépassé les estimations avant de reculer confirme cette tendance. Cela suggère que, dans l’immédiat après les annonces, le potentiel de hausse est probablement limité.
Concernant Broadcom, nous signalons la volatilité implicite élevée à l’approche de la publication à venir. Les prix actuels des options intègrent un mouvement de plus de 8%, une amplitude significative pour un titre qui se négocie autour de 1.430$. Compte tenu de la propension du marché à «vendre la nouvelle», nous estimons que la vente de prime est l’approche la plus appropriée.
Une stratégie à envisager est un iron condor ou un bear call spread simple, positionné au-dessus des récents plus hauts historiques. Avec l’indice de volatilité du marché élargi, le VIX, qui se maintient sous 15, cette volatilité implicite élevée semble специфique à l’événement «résultats». Cela permet d’encaisser des primes élevées tout en bornant le risque si le titre devait malgré tout s’envoler de façon inattendue.
Opportunités de trading autour de la volatilité et des niveaux de support
CrowdStrike offre une opportunité différente maintenant que la publication est passée. Nous avons observé l’écrasement de volatilité (volatility crush) attendu après l’annonce, la valeur des options ayant fortement diminué. L’action a d’abord glissé sous 310$ malgré un dépassement des prévisions de chiffre d’affaires et une croissance de 33% de l’ARR.
Ce repli vers sa moyenne mobile à 50 jours, combiné au coût désormais plus faible des options, constitue un point d’entrée potentiel. On peut envisager l’achat d’options d’achat (calls) ou la mise en place de bull put spreads sous les niveaux de support actuels. Cette approche parie que la réaction initiale négative était excessive et que l’action reviendra vers sa tendance haussière de long terme.
Le phénomène n’est pas nouveau; nous avons observé des réactions similaires sur Microsoft et Meta Platforms lors des trimestres précédents. Historiquement, y compris à l’époque de la bulle internet, les leaders de marché subissaient souvent des replis marqués à court terme lorsque leur croissance spectaculaire ne faisait que s’aligner sur des attentes très élevées, ou les dépassait légèrement. Il convient donc de trader la volatilité autour de ces événements plutôt que de se focaliser sur le seul sens de la réaction du titre à la publication.