Quek Ser Leang et Lee Sue Ann, de UOB, ont maintenu une posture neutre à court terme sur l’EUR/USD, anticipant une évolution en range entre 1,1590 et 1,1685 après un bref repli de la paire à 1,1606. Lors de la dernière séance, elle a évolué entre 1,1613 et 1,1655 et a clôturé en hausse de 0,01 % à 1,1631, même si les stratégistes ont signalé une reprise timide du momentum baissier. Ils estiment qu’un nouveau test de 1,1605 est possible, tout en jugeant peu probable qu’un test de 1,1590 intervienne à très court terme ; à l’inverse, un dépassement de 1,1645 renverrait vers un schéma de consolidation latérale.
Pour l’horizon une à trois semaines, ils ont réitéré le cadre exposé pour la première fois le 25 mai, lorsque le spot évoluait à 1,1620 : l’EUR/USD est neutre et pourrait continuer d’osciller entre 1,1590 et 1,1685. Ils ont toutefois indiqué que la récente hausse du momentum baissier de court terme accroît le risque d’une cassure sous 1,1590. Par ailleurs, un passage sous la ligne de tendance à 1,1540 ouvrirait, selon leur analyse, la voie vers 1,1410 au cours des prochains mois. L’article a été produit avec l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.
Perspectives de marché et facteurs d’influence
Nous considérons que la paire EUR/USD reste enfermée dans une zone neutre pour les prochaines semaines, avec une probabilité élevée d’évoluer entre 1,1590 et 1,1685. Toutefois, une légère montée de la pression vendeuse ne peut être ignorée. L’attention immédiate se porte sur le support à 1,1605.
Ce biais modérément baissier est conforté par les dernières données macroéconomiques. L’estimation préliminaire de l’inflation (CPI) en zone euro pour mai 2026 ressort à 2,3 %, un peu en dessous des attentes et en baisse par rapport au mois précédent, ce qui réduit la pression sur la Banque centrale européenne pour durcir le ton. Tous les regards se tournent désormais vers le rapport sur l’emploi américain (Non-Farm Payrolls) attendu ce vendredi : le consensus table sur une création solide de 210 000 emplois, un scénario qui renforcerait vraisemblablement le dollar.
Stratégies de trading et niveaux de risque
Dans ce contexte, nous privilégions des stratégies tirant parti d’un léger repli ou d’une évolution en range. Un spread baissier via options de vente (bear put spread) — par exemple acheter un put 1,1625 et vendre un put 1,1590 — offre une manière à risque défini de se positionner en vue d’un test de la borne basse du range. Cette approche profite de la dérive baissière tout en plafonnant les pertes potentielles.
En alternative, comme la volatilité implicite se situe proche de ses plus bas de plusieurs mois, autour de 6,5 sur l’indice CVIX, la vente de prime apparaît attractive. Nous estimons qu’une vente de spread baissier via options d’achat (bear call spread) avec un strike vendeur autour de 1,1650 constitue un bon moyen de générer du revenu. Cette position est gagnante si la paire baisse, évolue latéralement, ou même progresse légèrement, tant qu’elle reste sous notre prix d’exercice à l’échéance.
Il convient de rester vigilant face à une cassure sous le support de 1,1590, qui pourrait signaler un retournement baissier plus marqué. Une clôture sous la ligne de tendance à 1,1540 dans les prochaines semaines ouvrirait la possibilité d’un mouvement de baisse nettement plus ample vers la zone de 1,1410. Nous avons observé une dynamique de consolidation similaire fin 2023, qui s’est finalement résolue par une cassure nette à la baisse à la suite de publications clés de données américaines.