Les exportations suisses ont reculé à 22 286 m en avril, contre 24 458 m le mois précédent. Ce repli en rythme mensuel marque un retrait après le niveau plus élevé observé en mars.
Aucune ventilation par secteur ou par destination n’a été fournie avec la donnée principale, et aucun autre composant du commerce extérieur n’a été publié avec ce chiffre. La dernière publication situe donc les ventes externes d’avril uniquement au regard du total mensuel agrégé.
Impact sur le franc suisse et les paires de devises
La forte baisse mensuelle des exportations suisses en avril signale un affaiblissement potentiel du franc suisse (CHF). Ce recul de la demande étrangère pour les biens suisses réduit le besoin, pour les partenaires internationaux, d’acheter des CHF. Nous estimons donc plus probable une tendance haussière de paires comme EUR/CHF et USD/CHF.
Ces chiffres d’exportations confortent notre biais baissier sur le CHF, d’autant que les données récentes d’inflation de mai se sont établies à un modeste 1,3 %, laissant à la Banque nationale suisse une marge pour conserver une orientation accommodante. Historiquement, la BNS n’a pas hésité à affaiblir le franc afin de soutenir une économie tirée par les exportations. Nous nous positionnons en conséquence en privilégiant des options d’achat sur USD/CHF, avec des échéances au cours des prochaines semaines.
Risques pour l’indice suisse SMI et tendances de volatilité
Nous restons également prudents sur l’indice suisse SMI, dans la mesure où des poids lourds tels que Nestlé, Roche et Richemont dépendent fortement des ventes à l’étranger. Les dernières données suggèrent que leurs résultats pourraient faire face à des vents contraires, d’autant que la production industrielle sur des marchés clés comme l’Allemagne s’est aussi tassée, reculant de 0,4 % lors de la dernière publication. Nous jugeons que des spreads de puts de protection sur le SMI constituent une couverture prudente face à cette faiblesse émergente.
L’incertitude entourant la demande mondiale entraîne une hausse des amplitudes de prix anticipées. Nous avons observé que la volatilité implicite des options EUR/CHF a déjà progressé, passant d’un point bas de 4,2 % à 5,1 % au cours des deux dernières semaines. Cela suggère que le marché commence à intégrer des mouvements plus amples, ce qui pourrait rendre des stratégies comme les straddles acheteurs plus attractives.