L’indice PMI manufacturier d’AIB en Irlande est monté à 55,9 en mai, contre 54,9 en avril, signalant une amélioration plus rapide des conditions d’activité dans l’ensemble du secteur. L’indicateur est resté au-dessus du seuil de 50,0 qui sépare expansion et contraction, traduisant une dynamique de croissance qui se prolonge après le mois précédent.
Les dernières données d’enquête indiquent un environnement manufacturier plus solide à l’approche du milieu d’année, l’indice global prolongeant sa progression. Avec un PMI à 55,9 contre 54,9 un mois plus tôt, la mesure suggère que le rythme de l’expansion s’est renforcé en mai, selon le rapport d’AIB.
Perspectives positives pour les actions irlandaises et la croissance industrielle
L’accélération du secteur manufacturier irlandais vers un PMI de 55,9 constitue un signal nettement haussier pour l’économie domestique. Nous y voyons une confirmation de la solidité sous-jacente de l’activité, de nature à soutenir une approche « risk-on ». Cela suggère des opportunités sur les actifs liés à la croissance irlandaise et, plus largement, européenne dans les prochaines semaines.
Nous estimons que cela plaide pour une poursuite de la hausse des valeurs industrielles irlandaises, ce qui rend des options d’achat (calls) sur l’indice ISEQ 20 attractives. Ces données s’inscrivent dans la continuité de la vigueur observée récemment dans les résultats trimestriels des leaders du secteur, à l’image de Kingspan Group, qui a dépassé de 7% les prévisions de chiffre d’affaires le mois dernier, en invoquant une demande européenne robuste. L’achat de calls échéance septembre pourrait permettre de capter cette dynamique attendue.
Implications pour l’euro et les anticipations de politique de la BCE
Ces données solides en provenance d’un pays membre de la zone euro soutiendront également l’euro. Alors que la dernière estimation « flash » d’Eurostat pour mai 2026 fait état d’une inflation qui se maintient obstinément à 2,8%, ce rapport accroît la pression sur la Banque centrale européenne pour qu’elle demeure vigilante. Nous envisageons donc des positions longues sur des contrats à terme EUR/USD, en anticipant un mouvement vers le seuil de 1,10.
Ces chiffres pourraient inciter la BCE à adopter un ton plus restrictif lors de ses prochaines réunions, avec un impact sur les anticipations de taux. Nous avons observé un schéma similaire fin 2022, lorsque des PMI solides avaient précédé une période de fermeté de l’euro et de remontée des anticipations de taux. Avec une volatilité implicite sur l’indice VSTOXX proche des plus bas annuels à 14,5, l’achat d’options dès à présent constitue une manière peu coûteuse de se positionner en vue d’un possible changement de cap de politique monétaire.