Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a progressé de 0,5 % sur un an au premier trimestre, contre 0,7 % sur la période précédente. Les données indiquent un rythme d’expansion plus lent en début d’année.
La dernière lecture marque un ralentissement de 0,2 point de pourcentage par rapport au chiffre antérieur, faisant passer la croissance annuelle de 0,7 % à 0,5 %. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni dans la publication principale.
Implications en matière de politique monétaire et perspectives de change
Nous considérons le ralentissement de l’économie suisse au premier trimestre, avec une croissance retombant à 0,5 %, comme un signal clair de fragilité sous-jacente. Ce tassement du PIB exerce une pression directe sur la Banque nationale suisse (BNS) pour envisager une politique monétaire plus accommodante. Les prochaines semaines seront déterminantes, à mesure que le marché intègre une probabilité accrue de baisse des taux.
Ce ralentissement rend le franc suisse (CHF) vulnérable, en particulier face aux devises dont les banques centrales restent fermes. L’inflation suisse s’étant récemment repliée à 1,2 % en mai, la BNS dispose d’une marge de manœuvre nettement plus importante pour abaisser ses taux que la Banque centrale européenne, qui doit encore composer avec une inflation de 2,3 %. Nous privilégions donc un positionnement en faveur d’un franc plus faible, possiblement via l’achat d’options d’achat (calls) sur EUR/CHF ou la vente de contrats à terme sur CHF.
Actions suisses et volatilité de marché attendue
Cette mollesse conjoncturelle incite également à la prudence sur les actions suisses. Le Swiss Market Index (SMI) pourrait faire face à des vents contraires, un ralentissement de la croissance se traduisant généralement par des bénéfices d’entreprises plus faibles, en particulier pour les grands exportateurs sensibles à la demande mondiale. L’achat d’options de vente (puts) sur le SMI, ou sur certaines valeurs cycliques de l’indice, constitue un moyen direct de se positionner face à un risque de baisse.
Historiquement, la BNS a montré qu’elle était prête à agir de manière décisive pour soutenir l’économie et éviter une appréciation excessive du franc. Il suffit de se référer à ses interventions passées pour constater un schéma d’actions proactives, souvent inattendues, en réaction à des statistiques décevantes. Nous anticipons donc une hausse de la volatilité implicite sur les options CHF à l’approche de la prochaine réunion de la BNS, le 20 juin, ce qui rend les stratégies optionnelles particulièrement attractives à ce stade.