Les stocks hebdomadaires américains de pétrole brut, tels que rapportés par l’American Petroleum Institute, ont augmenté dans la dernière publication. La variation s’est réduite à une baisse de 2,8 millions de barils sur la semaine close le 22 mai, contre une baisse de 9,1 millions de barils la semaine précédente.
Ces données indiquent un rythme plus lent de resserrement des stocks sur la période. Les marchés compareront cette baisse de 2,8 millions de barils aux indicateurs plus larges d’offre et de demande au fil de l’avancement du mois.
Signaux de marché liés au ralentissement des stocks
Le dernier rapport sur les stocks de brut a montré une baisse nettement plus faible que la semaine précédente, ce qui nous incite à la prudence. Ce ralentissement suggère que le marché est peut-être moins tendu qu’on ne le pensait, ce qui pourrait plafonner les prix à court terme. Nous y voyons un signe que le fort momentum haussier pourrait s’essouffler.
Alors que le WTI évolue actuellement autour de 84 dollars le baril, cette information sur les stocks crée une opportunité de se couvrir contre une éventuelle baisse des prix. Nous envisageons d’acheter des options de vente (puts) avec des prix d’exercice autour de 80 à 82 dollars, à échéance juillet, afin de protéger nos positions longues. Cette stratégie permet de tirer parti d’un repli modéré ou d’une phase de stagnation des prix.
La volatilité implicite devrait augmenter à mesure que le marché digère ces données contradictoires à l’approche du pic estival des déplacements. Le week-end de Memorial Day étant passé, les premiers chiffres de demande d’essence, à 9,2 millions de barils par jour, sont solides mais n’ont pas déclenché de véritable rally des prix. Vendre une partie des options d’achat (calls) hors de la monnaie contre nos positions existantes paraît judicieux pour générer du revenu en profitant de cette hausse attendue de la volatilité.
Contexte historique et perspectives
Historiquement, les marchés qui connaissent une décélération rapide des baisses de stocks, comme ce passage d’une baisse de 9,1 M à 2,8 M, connaissent souvent une phase de consolidation ou une légère correction. Le rapport officiel de l’EIA cette semaine a confirmé la tendance, en faisant état d’une baisse de seulement 2,5 millions de barils, inférieure aux attentes des analystes. Cette confirmation renforce notre conviction que la poursuite de la hausse des prix du pétrole est devenue plus difficile.
À l’avenir, tous les regards se tournent désormais vers la prochaine réunion de l’OPEP+ début juin, qui constituera le prochain catalyseur majeur pour le marché. D’ici là, nous nous attendons à ce que les prix du pétrole évoluent dans une fourchette, ce qui rend attrayantes des stratégies telles que la vente de strangles de courte maturité pour capter la prime. Nous resterons agiles et attentifs à tout signe d’affaiblissement supplémentaire de la demande, notamment à travers les dernières données manufacturières en provenance de Chine.